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Juin 2019

33

AGEFI Luxembourg

Emploi / Formations

Q

ue ce soit tant en termes de créa-

tion d'entreprises que de création

d'emplois, 2018 fut fructueuse

pour l'Artisanat qui, avec 7.500 entre-

prises et 95.000 personnes occupées, reste

le premier employeur du Grand-Duché.

EnprésenceduministredesClassesMoyennesLex

Delles, la Chambre desMétiers a dressé le bilan de

l'année écoulée, profitant de l'occasion pour mettre

enévidencelesdéfisauxquelsleschefsd'entreprises

artisanalesdoivent faire face, au risqueque ledéve-

loppement du secteur ne se voit entravé.

Pour tenir compte du phénomène des entreprises

offrant une palette de produits et de services plus

larges et donc titulaires de plusieurs autorisations

d'établissement,laChambredesMétiersaoptécette

année pour une nouvelle approche statistique de

l'Artisanat, opérant une analyse par clusters d'acti-

vités.Ilenressortquel'année2018futsynonymede

dynamismedanssonensemble,avecunehaussedu

nombred'entreprisesde l'ordrede160unitésetune

créationnetted'environ3.200emplois.Sil'évolution

de l'Artisanat est globalement positive, les chefs

d'entreprises sont toutefois confrontés à une série

de défis quotidiens qui, pour certains du moins,

s'avèrent de plus enplus pressants.

Attirer dupersonnel qualifié

Avec 51% des salariés qui sont des travailleurs

frontaliers, et 34%qui sont des résidents de natio-

nalité étrangère, force est de constater l'existence

d'une grande dépendance de l'Artisanat à l'égard

d'une main-d'œuvre «externe», issue soit de la

Grande Région, soit de l'immigration. Face à ce

signe manifeste d'une pénurie de main-d'œuvre

qualifiée, la Chambre des Métiers estime cruciale

- à côté du développement de la formation conti-

nue et du changement de la perception négative

dusecteur - la créationd'unenvironnement attrac-

tif, notamment au niveau de la fiscalité et de la

mobilité, ce afind'attirer lamain-d'œuvre étrangè-

redont l'Artisanat a besoinpour continuer à assu-

rer son développement.

Trouver un site d'exploitation adéquat

Unproblèmequi continue à seposer est celui d'une

pénurie de sites d'implantation adéquats en raison

tant d'une disponibilité insuffisante de terrains que

deprixélevés,deparcellesdetaillesinadaptées,mais

aussi de réglementations trop rigides à l'intérieur

des zones d'activités. Face à un besoin en terrains

estimé à 90hectares, laChambredesMétiersplaide

en faveur d'un plan sectoriel «zones d'activités éco-

nomiques» plus ambitieux et de réglementations

plus souples concernant la gestionde ces zones.

Faire face à la charge financière

représentée par investissements

Une analyse de la création d'entreprises montre

qu'après 5 ans, celle-ci auront doublé leur taille,

passant de 3 à 6 salariés en moyenne. La charge

financière représentéepar les investissementsà réa-

liser constitue donc un autre défi notable, surtout

pour les créateurs d'entreprises, qui se voient

confrontés àundouble inconvénient : l'absencede

réserves financières et laconstitutiond'un fondsde

commerce nécessaire aux fins d'assurer la péren-

nité de leur structure. Pour soutenir efficacement

l'Artisanat, la Chambre desMétiers demande une

amélioration du régime d'aides aux PME actuel,

visant ainsi à faire bénéficier l'ensemble des acti-

vités artisanales de ce dispositif mais aussi l'intro-

duction d'un régime spécial pour le premier éta-

blissement et la réintroductiond'unrégimepropre

à la sécurité alimentaire.

Satisfaire aux besoins d'une

clientèle toujours plus exigeante

Les entreprises artisanales s'efforcent de satisfaire

les demandes d'une clientèle toujours plus exi-

geante, tant en ce qui concerne la quantité que la

qualité des produits et services offerts. Ceci se tra-

duit par un nombre croissant d'entreprises déte-

nant plusieurs autorisations d'établissement. La

Chambre des Métiers a intégré ce phénomène en

procédant à une réforme dans la réalisation de ses

statistiques, regroupant ainsi les 121 activités arti-

sanales en 16 clusters. Afin de répondre aux défis

posés, laChambredesMétiers est d'avisqu'unrôle

déterminant revient à la digitalisation en vue

d'augmenter l'efficacité des processus.

Pour leministredesClassesMoyennesLexDelles,

«La digitalisation posera certes de nouveaux défis

à l'Artisanat. Néanmoins, l'Artisanat connaît

depuis toujours une grande capacité d'adaptation

à des évolutions technologiques et sociétales. Une

politiqueproactiveenmatièrededigitalisationren-

forcera davantage l'innovation au sein de

l'Artisanat luxembourgeois.».

Source : Chambre desMétiers

Une tendance positive face à 4 grands défis pour l'Artisanat en 2018

L

e ministre de l’Éducation

nationale, de l’Enfance et de

la Jeunesse, ClaudeMeisch,

a présenté le 12 juin 2019 les

grandes priorités pour une forma-

tion professionnelle moderne,

attrayante et en phase avec les

besoins des apprenants et des

entreprises.

Au mois de juin, la Chambre des

députés sera amenée à voter le projet de

loi portant modifications du Code du

travail et de la loi du 19 décembre 2008

sur la réforme de la formation profes-

sionnelle. Résultant d’un consensus

avec les Chambres professionnelles, il

apporte des adaptations ponctuelles. Il

introduit notamment la possibilité de

lancer des projets d’innovation pédago-

giques, à l’instar de ce qui se fait déjà à

l’enseignement secondaire général et

classique ; il précise la durée maximum

des formations. Il introduit également

les notes chiffrées combinées à l’évalua-

tion par compétences, afin de rendre le

système d’évaluation et de promotion

plus compréhensible. Enfin, il instaure

un modèle de formation «en cours

d’emploi». L’ambition du ministère va

bien au-delà de ces adaptations légales.

Elle dessine des champs d’action priori-

taires, qui seront cultivés en lien étroit

avec les chambres professionnelles.

Donner des perspectives à chacun

Chaque jeune doit pouvoir se former

au plus haut niveau, qu’il envisage

d’intégrer lemarchéde l’emploi dès son

diplôme en poche ou de poursuivre ses

études. Les passerelles d’un niveau à

l’autre du système de formation seront

facilitées : certificat de capacité profes-

sionnelle (CCP) ; diplôme d’aptitude

professionnelle (DAP) ; diplôme de

technicien (DT) ; brevet de technicien

supérieur (BTS) ; Bachelor ; Master.

À ces différents paliers s’ajoute le diplô-

me d’accès aux études supérieures –

DAESde l’École nationale pour adultes,

qui offre une seconde chance pour se

préparer à rejoindre des études supé-

rieures. Le brevet de maîtrise, qui per-

met de s’installer à son compte, devien-

dra plus accessible. Le BTS dual, avec

contrat d’apprentissage, rapprochera les

étudiants de l’entreprise. Tout aussi

novateurs au Luxembourg, des cursus

universitaire professionnalisant sont

mis en place par certains lycées en

coopération avec l’Université du

Luxembourg : ils créent une passerelle

entre le BTS et la troisième année de

bachelor. Toujours dans le souci demul-

tiplier les perspectives d’avenir des

jeunes, il sera créé un double diplôme

grâce auxquels les élèves pourront obte-

nir à la fois un diplôme d’aptitude pro-

fessionnelle (DAP) et un diplôme de fin

d’études secondaires générales. Autant

d’initiatives qui avec d’autres ouvrent

les portes à un maximum de jeunes,

dans la diversité de leurs trajectoires.

Adapter les contenus

La formation professionnelle doit se

rapprocher encore plus des besoins des

entreprises, prendre en compte les évo-

lutions sociales et surtout technolo-

giques. La digitalisation est l’une des

principales clés de ce processus de

modernisation, comme l’est l’intégra-

tion des préoccupations du développe-

ment durable et des principes de l’éco-

nomiecirculairedanschaqueformation.

De nouveaux métiers émergent: la for-

mation professionnelle se renouvelle en

conséquence soit en adaptant de fond

en comble des formations existantes

(p.ex. la formationdu technicienenélec-

trotechnique est devenue Smart

Technologies) soit en les créant de toutes

pièces (une formationde technicienges-

tionnaire d’e-commerce est en cours de

conception), toujours en partenariat

avec les Chambres professionnelles. La

formation professionnelle prend aussi

acte de la diversité linguistique du pays

et augmente le nombre de formations

offertes en français et en anglais, les-

quelles s’ajoutent aux formations ger-

manophones existantes.

Faciliter l’accès à un lifelong

learning de qualité

Les mesures et programmes dans le

upskilling

et le

reskilling

sont nombreux

et le fait d’acteurs aussi bien publics

que privés. Les mettre davantage en

réseau, garantir la qualité (à travers la

création d’une agence d’accréditation

des organismes de formation profes-

sionnelle continue), assurer la prise en

compte de chaque formation dans le

parcours de l’apprenant augmentera

les chances de celui-ci de (re)trouver sa

place sur lemarché du travail. Les qua-

lifications partielles, certifiant la réussi-

ted’étapesd’unparcoursde formation,

seront mises en place et valorisées, lais-

sant ouvert le chemin d’une qualifica-

tion ultérieure, tout particulièrement

aux jeunes décrocheurs. Dans cemême

sens, la procédure de validation des

acquis de l’expérience sera simplifiée et

mieux accompagnée. Les Centres

nationaux de formation professionnel-

le continue (CNFPC) à Esch-sur-

Alzette et Ettelbruck seront dyna-

misés : ils se rapprocheront des réa-

lités et des besoins des entreprises, en

collaboration avec l’ADEM.

Promouvoir la diversité des

métiers et des professions

La formation professionnelle est riche

d’opportunités dans les domaines les

plus variés. Les élèves mais aussi les

enseignants et les parents doivent être

guidés parmi les différentes voies (CCP,

DAP, DT) et les quelque 120 formations

existantes. Le ministère met en œuvre

ou soutient des projets dont la vocation

est de donner envie aux enfant et aux

jeunes, le plus souvent en mettant la

main à la pâte, que ce soit dans la salle

de classe, dans des compétitions natio-

nales et internationales, auLuxembourg

Sciences Centre, qui initie un program-

me de découverte des métiers ou lors

du tout nouveau Festival des métiers

qui verra le jour en 2020.

La formation professionnelle entend

ainsi donner davantage de perspectives

aux jeunes, en repérant et valorisant

leurs talents, et en augmentant leur

employabilité.

Source : ministère de l’Éducation nationale,

de l’Enfance et de la Jeunesse

Formation professionnelle : un engagement pour la qualité

ClaudeM

EISCH

(centre) et les représentants duministère lors de la conférence de presse

©MENEJ

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LICENCE

DE GESTION

avec l'ISAM-IAE

de l’Université de Lorraine

OBJECTIFS

› fournir aux étudiants des compétences pointues dans

certaines spécialités de l’informatique (programmation, web,

base de données, et autres) ;

› donner la capacité aux étudiants de réaliser plus facilement

de nouveaux apprentissages après la formation.

PUBLIC CIBLE

› titulaire d’un Bac+2 (DUT, BTS ou équivalent) dans

le domaine informatique ;

› possibilité d'une validation des acquis

de l’expérience professionnelle.

OBJECTIF

› acquérir les compétences nécessaires aux fonctions de

cadre dans les métiers de la banque, de l’industrie des fonds

et de l’assurance et plus généralement dans le secteur des

professions financières.

PUBLIC CIBLE

› titulaires d'un diplôme de niveau Bac+4 ;

› possibilité d'une validation des acquis de l’expérience

professionnelle.

OBJECTIFS

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nels et aptes à accéder à des postes à responsabilités ;

› acquérir une solide culture dans l’ensemble des disciplines

de la gestion (finance, comptabilité, ressources humaines,

marketing, systèmes d’information, et autres).

PUBLIC CIBLE

› titulaire d'un diplôme universitaire BAC+2 (DEUG, DUT, BTS ou

équivalent) dans le domaine de la gestion et de l’économie ;

› possibilité d'une validation des acquis

de l’expérience professionnelle.