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AGEFI Luxembourg

30

Février 2019

Fonds d’investissement

Par Bruno COLMANT, Ph.D., Professeur auxiliaire

à la Luxembourg School of Finance

A

lors que leministre

français des Finances

parle de reformer le capi-

talisme, ce dernier n’est aucune-

ment en phase terminale. Au

contraire, il est en phase d’en-

fantement permanent, sans déli-

vrance ni aboutissement. Le capi-

talisme constitue, par lui-même,

un état inabouti et de déséquilibres

permanents qui auto-entretiennent

son propremouvement. Il n’y a sans

doute pas de soulagement moral à

en attendre, sauf à ranger sous la

morale l’expression des

angoisses face à la

mondialisation.

Mais, en nous immer-

geant dans le capitalisme

mondialisé, nous avons

occulté une chose essentielle :

l’économie de marché spontanée ne

permettra pas de financer nos engage-

ments collectifs. Lesprochaines années se

soumettront à une terrible confrontation entre

les espoirs véhiculés par ces promesses et la dissi-

pation de ce séduisant mirage. La colère sociale de

certaines classesdéfavorisées chauffe sous labraise.

Au constat que notre État-providence est devenu

insoutenable financièrement, sauf à hypothéquer

laprospéritédesfuturesgénérationsparunegigan-

tesque dette publique, on trouvera des raisons

objectives telles que le vieillissement de la popula-

tionetladécroissancedesgainsde

productivité.Celanechangeen

rienl’affirmationselonlaquel-

le nous vivons à crédit sans

plus être capables de tisser

lefiletdesécuritésocialequi

soustrait un nombre crois-

sant d’individus à la pau-

vreté. Dans un tel contexte,

il faut segarder deminimi-

serlesrisquesderadicalisa-

tion et d’extrémismes poli-

tiques. Les crises écono-

miques entraînent des érup-

tions et les escaladespolitiques

sont une lave qui n’est jamais

refroidie.

Des défis sociétaux d’une enver-

gure tectonique patientent der-

rière une porte refermée par

un verrou de fortune :

notre

déni,

conscient ou

inconscient.

Nous avons,

engrandepar-

tie, échoué à

intégrer des

populations

immigrées ou de

confessions religieuses différentes, alors que de

futures vagues de migrations successives, d’ori-

gine politique, économique, écologique, alimen-

taire et hydraulique, sans compter les pressions

démographiques, sont certaines.

À la périphérie de l’Europe, des frontières se fer-

ment et des régimes renouent avec l’esprit des

années sombres. La guerre se diffuse à l’Est. Au-

delà de ces premières réactions de répression et

d’exclusion, qu’allons-nous faire ? Où irons-nous

? Quelle sera l’envie d’un futur lorsque le torrent

de ces défis sociétaux déferlera avec une singuliè-

re convergence de leurs paroxysmes dans moins

de dix ans ?

C’est endéans cet horizon que l’État devra resser-

rer sa vision stratégique : ces défis dépassent de

loin tout ce qui a dû être traversé depuis la fin de

la Seconde Guerre mondiale. Ce sens de l’immi-

nence est tel que de nombreuses personnes ébau-

chent un lienanalogique avec les années 1930. Les

crises successivesmettront au jour l’aboutissement

de cette transitionvers unmodèlede complaisan-

ce, de manque de vision et de déficit de perspec-

tives. Les configurations sociétales deviendront

extrêmement vulnérables.

Le roulement de l’économie requiert que lemarché

et la règle de droit soient l’avers et le revers d’une

même réalité.Au cœur de nos sociétés, c’est ainsi le

postulat de la nécessité de liberté individuelle qui

fonde à la fois lemarché et la démocratie, dans une

dialectique de renforcementmutuel.

Si l’efficacité supérieure du capitalisme n’est plus à

prouverentermesdeprospéritécollective,larépar-

titionde ses bienfaits exigedes pouvoirs politiques

adéquats.Eneffet,unsystèmecapitalistetout-puis-

santmenacedesuffoquersoussespropresexcèss’il

ne connaît aucune autre régulation que l’expres-

sion du prix formé par les lois de l’offre et de la

demande. Il suscite même l’emprunt de toute res-

source disponible pour satisfaire un bien-être nar-

cissique immédiat. Les réalités sociales n’y sont

donc pas appréciées à l’aune d’un ordre moral,

mais plutôt sous la contrainte de la soumission à

l’oppositiondesfacteursdeproduction,c’est-à-dire

le travail et le capital. La domination des GAFAet

lesbalbutiementsprometteursdel’intelligencearti-

ficielleaggraventdésormaiscetteréalité,soulignant

l’impotence des États à s’inscrire dans une sphère

marchande qui leur est supérieure.

Cetteconstatationfondeincidemmentl’ambivalen-

ce du capitalisme et met en exergue la nécessité

d’une régulation étatique.

Le capitalisme rhénan, fondé sur la planification

étatique et la tempérance des rapports sociaux, est

désormais minorisé au détriment du travail et

autres variables erronément inépuisables,

considéréespar lemodèle anglo-saxonmajoritaire

comme des externalités négatives. Le populisme

est l’expression, souvent égarée, d’un retour aux

forcesde rappel étatiques. Ledanger est qu’il entre

enrésonnanceavec lecapitalismequ’il veut tempé-

rer. Si cela devait aboutir, le capitalisme anglo-

saxon aurait détruit l’État, en totale contradiction

avec ce qu’Adam Smith, considéré par d’aucuns

comme lepèrede l’économiepolitique, préconisait.

L’opposition de ces modèles ne signifie pas qu’il

faille pour autant restaurer un capitalisme rhénan

dans sonacceptionoriginelle, réglementé et fondé

sur une croissance régulière et prévisible ainsi que

sur une forte protection sociale. Ce modèle, qui a

fondé la croissance économique d’après-guerre,

reflétait une situation particulière à un moment

de l’histoire, à savoir une typologie industrielle et

inspirée par la planification économique.

Dans ce modèle, singularisé par une stabilité des

coursde change, de l’inflationet des tauxd’intérêt,

le rendement du capital était résiduel. Cette situa-

tion s’expliquait par l’implication des pouvoirs

publics dans le financement de l’économie

d’après-guerre. Les exigences de rendement du

capital étaient mesurées sans prendre en compte

l’aléa qui lui est attaché. Le capitalisme rhénan tel

quenous l’avons connua capitulé, dépassépar l’é-

volution de nos réalités.

Le capitalisme n’est pas en phase terminale

By Mike CRONIN, Investment Manager,

North American Equities & Tom

DORNER, Investment Director, European

Equities, Aberdeen Standard Investments

R

apid technological deve-

lopments combine with

falling investment

returns in a world of low rates,

demographic and regulatory

changes – all add up to pres-

sures on the insurance sector.

Facing new challenges

Big data, machine learning and artifi-

cial intelligence are examples of a

new wave of technologies which are

beginning to present considerable

risks and opportunities for many

companies. The insurance sector is an

example of an industry adapting its

business strategies to meet this chal-

lenge. Against the backdrop of other

major, often adverse, trends, success

has so far been mixed.

Surveying the situation

We recently carried out a major sur-

vey of the insurance industry in

North America, which provides a

good example of the disruption tak-

ing place, and the resulting risks and

opportunities, not just in that region

but globally. The survey was compre-

hensive, involving firms representing

about $3.6 trillion of assets under

management, which represents

around 30% of total insurance assets

within the region. Specific themes

were identified as shaping the future

path of the industry.

The first was a tipping point in tech-

nological developments. Major

changes were expected in the opera-

tional facets and distribution routes

of the sector, especially the rise of dig-

ital offerings, often from new private

equity backed insurers. Other techno-

logical advances, including telemat-

ics and big data analytics, were

expected to improve underwriting

practices and pricing with implica-

tions for future growth. Meanwhile,

the growth of autonomous vehicles

will materially affect some insurance

subsectors.

Another theme from the survey was

falling investment returns, an issue

we have considered in our long-term

returns analysis. Based on their cur-

rent asset allocations, a large majority

of insurers expect to see future invest-

ment returns fall short of their inter-

nal targets. A prolonged low interest

rate environment was cited as a key

risk to investment portfolios.

Some insurers are responding by

actively seeking to rotate out of tradi-

tional fixed income into alternative

assets such as corporate and real

estate loans or infrastructure debt, or

to develop new tactical and strategic

asset allocation skills, but there are

practical difficulties in moving in this

direction. These include a limited

supply of long-duration investment-

grade private credit meeting the

needs of insurers, and the time

required to build up the necessary

skills internally, or otherwise develop

relationships with external managers,

to oversee the additional complexi-

ties and risks.

Our strategy in this environment

Our funds have been underweight

US insurance over the past year. In

principle, technological solutions

couldhelp improve the profitability of

the sector. However, the adoption of

technology is still in its infancy and

many questions remain unanswered

about future developments. For

example, in auto space how quickly

will customers be willing to adopt

telematics? How will the data collect-

ed impact underwriting and pricing?

Will the benefits from new technolo-

gies just be competed away? How

could ride sharing and/or autono-

mous driving change the basics of

insurance policies in the future?

One example where use of big data

is in its infancy concerns AIG. It cre-

ated a technology-enabled platform

to apply data science, automation,

and digital technology to improve

underwriting and lower costs in

small and middle market commer-

cial insurance. This market is

extremely fragmented, with a num-

ber of regional and mutual fund

players who lack the resources avail-

able to AIG to make these technolo-

gy investments. However, this

investment will take some time to

translate meaningfully into results,

and unfortunately in the near-term

AIG continues to be affected by

earnings volatility.

For European insurers, so far themain

impact of technological change has

been on how insurers distribute prod-

ucts. However, big data and AI are

increasingly having an impact on

underwriting (using innovative data

sources in pricing decisions) and

claims handling (automatic assess-

ment and payment of claims). Smaller

companies have made some head-

way. Admiral and Direct Line in the

UK are at the forefront of innovations

like telematics and were well placed

to benefit when motor insurance dis-

tribution shifted from brokers

towards online price comparison.

Nordic insurers such as Tryg or

Gjensidige are moving an increasing

share of their claims handling

towards automatic processing, which

should ultimately lower costs for cus-

tomers and the insurer. In contrast,

some of the bigger European players

have found it more challenging to

turn technological change into a real

competitive advantage. Operating in

multiple jurisdictions and having

legacy IT infrastructure that is often

built through mergers does not easily

lend itself to change. The danger for

some of these companies is that

despite large IT budgets and affilia-

tions with technology companies,

these are more about public relations

and testing ideas rather than having a

real impact on the customer or the

insurer’s profitability.

In European funds we are over-

weight the insurance sector because

we think that a solid outlook for earn-

ings and strong balance sheets sup-

port attractive dividends and capital

returns to shareholders.

In conclusion, the insurance sector

faces some structural pressures

requiring investment in new skills

and new technology. New IT

approaches do present some material

opportunities to use data and soft-

ware to improve pricing and the cost

of claims handling, but we expect

smaller players to benefit more than

the large insurers. Over time, howev-

er, technology will increasingly have

an impact, for example ride sharing

or autonomous cars could challenge

about one-third of the sector’s gener-

al insurance premiums.

Technology – a double edged

sword for the insurance sector

Actions luxembourgeoises

Devise au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

Aperam

EUR 26,70

23,14 15,38 % 27,22

22,17

ArcelorMittal

EUR 20,20

18,18 11,10 % 20,49

17,14

BlueMarHoldings

EUR

4,50

-

-

Brederode

EUR 57,80

50,70 14,00 % 58,00

50,30

EDIFY act. ord.

EUR 51,00

53,00 -3,77 % 53,00

50,00

ImmoLux-Airport

EUR 224,00 210,00 6,67 % 226,00 218,00

Luxempart

EUR 51,50

47,80 7,74 % 52,50

47,20

ReinetInvest

EUR 12,50

12,00 4,17 % 13,90

11,70

RTLGroup

EUR 47,82

47,50 0,67 % 49,50

45,02

SEO .prvB

EUR 268,00 210,00 27,62 % 268,00 210,00

SEO 1/5prvB

EUR 62,00

51,00 21,57 % 62,00

41,40

SES FDR

EUR 17,82

16,68 6,87 % 18,27

16,28

Socfinaf

EUR 11,70

11,40 2,63 % 11,90

10,50

Socfinasia

EUR 14,10

12,60 11,90 % 14,50

12,60

SocFinCaoutchcs

EUR 28,60

28,00 2,14 % 29,00

28,00

Actions étrangères

Devise au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

Brait ord

EUR

1,85

1,82 1,65 % 2,00

1,58

Engie

EUR 13,92

12,43 11,95 % 14,05

12,22

FidRealEstate

EUR 170,00 174,00 -2,30 % 174,00 168,00

FiducOffSolut

EUR 28,20

28,20

-

28,40

28,20

HellaGmbHKGaa

EUR 39,68

34,80 14,02 % 41,44

34,02

Prosiebensat1Me

EUR 15,62

15,55 0,42 % 16,76

14,06

RobGloStEqFd cat A

EUR 38,00

35,40 7,34 % 38,00

35,20

Rolinco ord A

EUR 38,80

35,40 9,60 % 38,80

35,00

Volkswagen ord

EUR 149,70 139,10 7,62 % 154,20 135,50

Volkswagen prv

EUR 146,50 138,92 5,46 % 151,64 134,48

Vonovia

EUR 43,71

39,59 10,41 % 43,89

39,56

GDRs

Devise au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

AsustekComputer Reg S GDS USD 38,40

32,80 17,07 % 38,40

33,00

ChinaSteelCorp GDS

USD 16,50

15,80 4,43 % 16,50

15,60

HindalcoInd GDR

USD 2,92

3,26 -10,43 % 3,06

2,34

HTC Corporation GDR

USD 4,74

4,62 2,60 % 4,94

4,26

HyundaiMotor ord GDS

USD 58,00

53,00 9,43 % 58,50

51,00

RelianceCommun GDR

USD 0,16

0,21 -19,90 % 0,20

0,16

RelianceInd GDS

USD 34,50

32,15 7,31 % 35,35

30,90

SamsungElec GDS

USD 843,00 711,00 18,57 % 843,00 678,00

SKhynixInc. 05 GDS

USD 66,50

54,00 23,15 % 68,00

51,00

OPC

Devise au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

BlackRock Global Funds

World Mining Fund A2 USD

Capitalisati

USD 36,30

34,09 6,48 % 36,30

33,34

Candriam Bonds Global

Infla ion Short Duration

Classique EUR

EUR 136,96 136,38 0,43 % 136,96 136,40

Merr ll Lynch Investme t

Solut ons Marshall Wace Tops

UCITS

GBP 136,38 135,60 0,58 % 136,38 134,04

Xtrackers S&P 500 Sw p UCITS

ETF 1 Capitalisation

USD 48,64

45,04 8,00 % 48,64

44,36

Obligations

au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

EUR Luxembourg 2,125% 10/07/2023 110,740 110,675 0,05 % 110,991 110,485

EUR Luxembourg 2,25% 19/03/2028 116,525

-

-

116,525 115,155

EUR Luxembourg 2,25% 21/03/2022 108,321 108,561 -0,22 % 108,618 108,277

EUR Luxembourg 2,75% 20/08/2043 143,669

-

-

EUR Luxembourg 3,375% 18/05/2020 105,030 105,462 -0,41 % 105,434 105,024

Rendements obligataires

au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

EUR AAA-BBB SSA 3-5 yield Index

-0,141

-

-

-0,098 -0,293

EUR AAA-BBB Corporate 3-5 yield

Index

0,770

-

-

0,890

0,589

EUR AAA-BBB Financial 3-5 yield Index

0,258

-

-

0,353

0,072

USD AAA-BBB SSA 3-5 yield Index

2,824

-

-

2,974

2,824

USD AAA-BBB Corporate 3-5 yield

Index

4,140

-

-

4,479

4,140

USD AAA-BBB Financial 3-5 yield Index

3,057

-

-

3,301

3,057

Indices

au 31/01 au 31/12

Var Plus haut

Plus bas

LuxX Price Index

1416,20

-

-

1434,04 1286,60

LuxX Return Index

2331,50

-

-

2360,87 2118,13

Lux GDRs India Index

1436,88

-

-

1501,68 1399,68

Lux GDRs Taiwan Index

1463,17

-

-

1477,64 1393,28

Lux RI Fund Index

1476,40

-

-

1476,40 1390,83