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Avril 2019

23

AGEFI Luxembourg

Fonds / Bourse

By Ben RITCHIE, Deputy Head of Europe, European

Equities, Aberdeen Standard Investments

Many European companies will prosper in spite of the

poor economic outlook

I

nternational investors pulled more

than

50 billion out of European equi-

ties in 2018 as they reacted to weake-

ning economic data across the continent,

uncertainty regarding Brexit and

concerns around Italian banks. Today

investor positioning in Europe is as

underweight as it has been since the

Eurozone crisis.

It is understandable that investors are wary of a

potential economic contraction, and at times like

this, Europe's inherent political and cultural com-

plexities can act to deter the cautiously minded.

CominginaperiodwhentheUSeconomyremains

relatively robust, and enthusiasm for emerging

markets is gathering pace, many are choosing to

put European equities into the "too difficult" box.

But there are three primary reasonswhy investors

who choose to underweight European equities on

the basis of macroeconomic forecasts and political

concerns are at risk ofmissing out.

Firstly, the correlation between European equity

market performance and EU GDP growth is

lower thanmight be expected.Whenone looks at

a sector and company specific level there are

many companies that have very limited exposu-

re to local economic output. Our analysis sug-

gests that less than 25% of the Eurozone equity

market returns canbe explainedbyGDP,while in

aggregate less than 50% of revenues for listed

companies stem from the EU. When you look at

individual sectors and companies the correlation

can dropmuch further.

The prospects of sectors, in which Europe has

many global leaders, such as healthcare, techno-

logy and consumer staples, have very limited

connection with domestic aggregate demand.

Instead, they have much closer ties to structural

trends such as digitalisation, an ageing global

population, or the rise of the emerging middle

class. For a company like Denmark's Novo-

Nordisk, the world leader in diabetes treatment,

its financial performance is not driven by near

term economic data but by tackling a health cri-

sis caused by long term lifestyle trends.

Secondly,totheseasonedandwell-resourcedstock

pickerwho can identifyundervaluedandoverloo-

ked opportunities, Europe's apparent complexity

as amarket is actually its great advantage.At such

times of economic uncertainty, investors often take

additional fright at the complexity of Europe as a

market.Withnearly20countriesinthebenchmark,

many with their own language; eachwith its own

cultures, laws, and labyrinthine political processes,

it has the potential to confuse still further.

However, Europe remains one of the deepest and

most liquid equity markets in the world and its

GDP is second only to China in its size. For those

experienced and well-resourced bottom up stock

pickers prepared to look through themacroecono-

mic generalisations, and search for non-consensus

insightsthenEuropepresentsamyriadofopportu-

nities. The complexity that deters others provides

the potential for mis-pricing and attractive excess

returns. A great example of this would be Italy

wherewehave foundanumber of fantastic invest-

ments in recent years, such as hearing aid retailer

Amplifon. Despite all the economic and political

challenges within the country, their business has

seenstronggrowth froman internationallydiverse

revenue base; favourable demographic and tech-

nology trends; and consolidation of a very frag-

mentedglobalindustry.Amplifon'sprospectshave

very little todowith ItalianGDP.

Thirdly, running focussed, active portfolios gives

thefreedomtoonlyownthosecompaniesthatoffer

compelling returns. You only need to own a small

subset of themarket not thewhole index, a subset

that candeliver verydifferent returns to that of the

benchmark.Awillingness torunconcentratedand

truly active portfolios is critical in helping to focus

that bottom up stock picking and allow potential

returns todeviate still further frombothEuropean

GDP and wider European equity markets. A

concentratedportfoliodoesn't need to invest in the

manyhundredsof companies listedon themarket

but instead in amuch smaller subset.

Focussing only on those companies that offer the

most compelling return opportunities gives the

ability to deliver truly active management. In the

current environment a particular focus on those

companies with robust business models, strong

balance sheets and well managed environmen-

tal, social andgovernance riskswill be important.

The data suggests investors place too much

weight on macro economics and political turbu-

lence and not enough on company specific per-

formance. That should change.

Panning for gold in murky waters

D

ans un contexte d’incerti-

tudes alimentées par un

environnement géopoli-

tique changeant, les fonds de

Private Equity (PE) s’activent

pour désinvestir avant un éven-

tuel retournement des mar-

chés. L’enjeu est de ne pas

rater leMomentum, les éva-

luations étant encore très

attractives pour les sortants.

Selon l’étude EY

Global Private Equity

Divestment Study 2019

*, le marché

reste très actif bien qu’il n’ait

pas retrouvé son

niveau record de

2014. En effet, les

fonds de Private

Equity ont réalisé

1,175 transactions de

désinvestissement sur

l’année 2018 en légère

augmentation par rap-

port à l’année précéden-

te qui avait enregistré un

score de 1,149 sorties. La

valeur totale des transac-

tions reste relativement stable. Elle

est de USD 385.2 milliards en 2018 contre USD

385.8 milliards en 2017. Les sorties devraient se

poursuivre sur la même cadence en 2019 mais

pourraient être marquées par des changements

stratégiques.Alors à quoi ressemblera la prochaine

vague de désinvestissements ?

Une approche pragmatique

plus qu’optimiste

Sur les douze derniers mois, les fonds de PE ont

semblé adopter une approche pragmatique quant

à la gestion de leur portefeuille d’investissements.

Le temps n’est plus à la spéculation sur la flambée

des évaluations. Il s’agit désormaisde sortir l’inves-

tissement de son portefeuille dès qu’il a atteint un

objectif minimum de croissance. 41%* des der-

nières transactions ont été réalisées parce que l’in-

vestissement-cible a atteint l’objectif d’

EBITDA

que

s’était fixé le fonds de PE. Les inquiétudes quant à

l’évolution du contexte macroéconomique mon-

diale expliquent en grande partie ce changement

d’approche. A cela s’ajoutent les menaces sur la

libre-circulation des capitaux et des biens, via par

exemplelestarifsdouaniersappliquésparlesEtats-

Unis ou le Brexit, qui pourraient ralentir le déve-

loppement des sociétés en portefeuille. 82%* des

fondsdePEs’attendentàcequecesévolutionsgéo-

politiques génèrent des coûts opérationnels sup-

plémentaires qui impacteraient négativement les

valeurs de sortie.

Des stratégies de sortie opportunistes

Bien que pragmatiques, les fonds de PE gardent la

porte ouverte à des transactions opportunistes.

L’horizon d’investissement est

généralement déterminé à l’ac-

quisition. Toutefois, un nombre

croissant de fonds de PE décla-

rent ne pas déterminer à

l’avance le moment de sortie

de l’investissement. Lamajo-

rité d’entre eux anticipent

une convergencedesmar-

chés dans lesquels ils

investissent et se décla-

rent prêts à accepter des

offres de rachat non-sol-

licitées, quitteàdésinves-

tir plus tôt que prévu.

De plus, bien que très

peu d’entre eux envi-

sagent une contrac-

tion des mul-

tiples d’éva-

luation dans

un

future

proche, la grande

majorité reste aux

aguets pour enclen-

cher les désinvestisse-

ments auxpremiers signesde

correctiondesmarchés. En effet,

il s’agit avant tout de sécuriser unprix de sortie qui

ne déçoive pas les attentes des investisseurs.

Qu’en est-il de la créationde valeur ?

Les conditions de marché ont un impact détermi-

nant sur la réalisation de la performance des porte-

feuilles. Toutefois les maisons de PE restent avant

tout des investisseurs impliqués qui cherchent à

créer de la valeur au sein des sociétés qu’elles

détiennent. 81%* des fonds de PE déclarent inter-

agir aumoins une fois parmois avec les sociétés de

leur portefeuille. La réduction des coûts et la ges-

tion des liquidités restent en haut de la liste des

préoccupations. Mais les maisons de PE sont aussi

très impliquées dans l’expansion des sociétés et

leurs changements stratégiques. S’appuyant sur

leur réseau, elles sont parfois directement à l’initia-

tived’opérations de croissance externe. L’évolution

des multiples de marché n’est pas à négliger, mais

l’établissement des fondations d’une croissance

durable et la mise en œuvre de solutions inno-

vantes restent bien souvent les vecteurs de création

de valeur les plus regardés par les potentiels ache-

teurs, notamment lors d’acquisitions stratégiques.

Les opportunités duPrivate Equity 2.0

Dans un contexte de rationalisation accrue des

processus de désinvestissement, le numérique a

plus que jamais saplace. La collecte et le traitement

des données sont des éléments clefs de la prise de

décision dans le cadre des transactions de PE. De

plus en plus demaisons de PE prennent conscien-

ce de leur retard dans ce domaine (80%* en 2018

contre 64%* en 2017). C’est d’autant plus le cas

pour les grandes maisons qui gèrent un volume

important d’investissements. Elles recherchent un

certainniveaude standardisationdu traitement de

l’information afin d’avoir une vue d’ensemble à

tout moment et rester réactives sur le terrain.

Ainsi, en plus d’un accès direct aux données de

marché, certains fonds de PEmettent en place des

outils de suivi en temps réel de la performance

des sociétés en portefeuille. Lamise en place de ce

type d’outils améliore la qualité de l’information

financière et augmente le niveau de transparence

de l’information fournie à de potentiels acheteurs.

Ceux-ci sont alors plus enclin à accepter des éva-

luations élevées.

Les conditions de désinvestissement devraient res-

ter globalement favorables aux fonds de PE dans

les prochains mois. Les actifs s’échangent à des

niveaux d’évaluation encore très élevés. Toutefois

les maisons de PE devront rester alertes aux infor-

mations provenant desmarchés et seules lesmieux

équipées en matière de traitement des données

pourraient tirer leur épingle du jeu.

Olivier COEKELBERGS

Private Equity Leader, EY Luxembourg

Marie-Laure MOUNGUIA

Senior Manager, Private Equity, EY Luxembourg

* EYGlobal Private Equity Divestment Study 2019

Private Equity : de vous àmoi…

Private Equity : un rythme de désinvestissement toujours soutenu

Petites capitalisations.

Grandes opportunités.

La possibilité d’obtenir des rendements attrayants en investissant dans des petites

capitalisations est trop grande pour être ignorée. Un tel investissement peut également

offrir une prime de rendement aux investisseurs à long terme. Nos portefeuilles très actifs

de petites capitalisations offrent des avantages en matière de diversification en offrant

des expositions très différentes du marché en général. Pour les gérants d’actifs, cet univers

vaste et peu étudié offre de nombreuses occasions d’identifier les actifs mal évalués et

vise à dégager une plus-value par rapport à l’indice de référence.

aberdeenstandard.lu

Capital à risque.

Aberdeen Standard Investment est une marque liée aux activités d’investissement d’Aberdeen Asset Management et de Standard Life Investments.

Publié dans l’UE par Aberdeen Asset Managers Limited (“AAML”), immatriculée en Écosse sous le n° 108419, Siège social : 10 Queen’s Terrace, Aberdeen, AB10 1XL,

organisme autorisé et régulé par la Financial Conduct Authority du Royaume-Uni et Standard Life Investments Limited, immatriculée en Écosse sous le n° 123321,

Siege social : 1 George Street, Édimbourg EH2 2LL, autorisée et réglementée par la Financial Conduct Authority au Royaume-Uni.

STRATÉGIESALTERNATIVES MULTI-ASSET GESTIONQUANTITATIVE GESTIONACTIVEACTIONS OBLIGATIONS IMMOBILIER MARCHÉSPRIVÉS