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PRIX DU NUMÉRO : EUR 4,50

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JUIN 2018

NUMERO 06/324 ISSN1561-8366

Sommaire

t

Economie

Le Luxembourg sort du top 10

(IMDWorldCompetitivenessYearbook2018)

p.6

Accord sur les règles régissant les fonds propres des

banques

(Reuters,ministèredes Finances)

p.5

Après les élections italiennes, renforcer l’euro !

(BrunoC

OLMANT

,DegroofPetercam)

p.11

t

Consultance / RSE

LE RGPD : un enjeu pour la responsabilité sociale

de l’entreprise

(CarlaDi F

AZIO

P

ERRIN

, Cabinet Racine)

p.14

Luxembourg CEOs express cautious optimism in

face of uncertain and challenging landscape

(KPMGGlobalCEOOutlook)

p.21

t

Fonds / Bourse

The Luxembourg Stock Exchange celebrates its

90

th

anniversary

p.24

«Les investisseurs doivent élargir leurs horizons»

(StefanVanG

EYT

, KBLepb)

p.25

t

Emploi / RH

The Luxembourg Chamber of Commerce launches

theHouse of Startups

p.35

La fr2s, une fédération dédiée au recrutement

permanent

p.36

t

Informatique financière

5,000+ gathered in Luxembourg to discuss digital

andspaceinnovation

(ICTSPRING2018)

p.39

Robo-Advisors – Friend or foe ? Investors’ percep-

tion

(FredericL

ORAIN

,INITIO)

p.40

Sommaire détaillé en page 2

www.valuepartners.lu www.agefi.lu

41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen - Tel: +352 305757 1 - Fax: +352 24611564 - Email:

agefi@agefi.lu

Par Philippe LEDENT, Senior Economist,

ING Belgique-Luxembourg

L

a mise en place, en

Italie, d’un gouverne-

ment populiste et

eurosceptique a ravivé,

depuis quelques semaines,

les craintes d’un éclatement

de la zone euro. Disons-le

directement : un tel scénario

n’est pas impossible. Il est en

tout cas certain que des ten-

sions et probablement

même des confronta-

tions politiques

entre le gouver-

nement italien

et ses parte-

naires européens

apparaîtront pro-

chainement. Mais

pour autant, le scé-

nario du pire n’est pas

forcément la seule fin

possible de l’histoire.

Le problème est qu’il n’y a que

peu d’éléments de comparaisons à la situation

actuelle. Bien sur, il y a le cas grec, qui a lui

aussi donné lieu à des confrontations poli-

tiques, avant que la Grèce n’infléchisse sa posi-

tion. Mais les acteurs d’aujourd’hui sont trop

différents, de même que le contexte écono-

mique lui-même, que pour considérer que les

choses se passeront de la même

façon. Dans ce genre de

contexte, on sait que les

considérations écono-

miques passent souvent

au second plan : il s’agit

avant tout d’objectifs et

de stratégies politiques.

Néanmoins, je me per-

mets ici de mettre en

avant deux aspects écono-

miques qui mettent en

perspectives la position

qu’aura l’Italie vis-à-vis de

ses partenaires de la zone

euro.

Manque de

compétitivité

D’une part, si

l’on regarde

l’évolution de

la compétiti-

vité des pays

de la zone euro

depuis l’avène-

ment de la mon-

naie unique, il n’est

pas vraiment étonnant

de voir qu’à ce jour,

l’Italie est le pays qui a accu-

mulé le plus large handicap

de compétitivité par rapport à l’Allemagne.

Par le passé, certains pays ont pu accuser un

handicap encore plus important, mais il a alors

été corrigé. Ce lourd handicap pèse sur l’éco-

nomie italienne, et offre un terreau parfait à

l’euroscepticisme. Il faut préciser qu’à la diffé-

rence d’autres pays du Sud de la zone euro,

l’Italie jouit d’un tissu économique dense, com-

posé notamment de nombreuses petites entre-

prises installées dans des secteurs de niche,

mais avec une forte composante à l’exporta-

tion, nécessitant de garder un œil sur la compé-

titivité du pays.

Historiquement, le manque de gains de pro-

ductivité ou la hausse trop forte des salaires,

qui conjointement affectaient la compétitivité

de l’économie italienne, se réglaient par une

dépréciation de la lire. C’était un peu devenu le

«

business model

» de l’Italie. Mais depuis l’entrée

dans l’euro, cette technique n’est évidemment

plus possible. Tout dérapage en matière de

compétitivité ne peut être corrigé que par un

tour de vis sur les salaires (ou des gains de pro-

ductivité, ce qui est tout aussi difficile à mettre

en œuvre).

Suite en page 2

Par Olivier RENAULT, Country Manager

SGSS Luxembourg

N

ous ne savons pas où

nous allons, mais du

moins il nous reste

bien des choses à faire.»

disait Alan Turing, père de

l’intelligence artificielle.

Aujourd’hui de nombreux

futurologues, scientifiques ou

romanciers anticipent que

l’Intelligence Artificielle (IA)

associée aux nanosciences va

changer le rapport de l’homme

à son environnement

(1)

. En

effet, l’Intelligence

Artificielle va

bouleverser tous

les secteurs écono-

miques y compris le

secteur financier.

Selon une étude d’Accenture

(2)

publiée en avril 2017 «plus des

trois quarts (78%) des banquiers pen-

sent que l’IA ouvrira la voie à des interfaces

utilisateurs simplifiées qui contribueront à

créer une expérience client plus humaine.»

Pour autant, seulement 11% des banquiers sur

le vieux continent considèrent que l’IA est

actuellement un axe dominant dans le secteur

financier

(3)

. Il existe ainsi un décalage impor-

tant entre la perception des bouleversements

engendrés par l’IA et la réalité des entreprises

du secteur financier. Nous rap-

pellerons ici l’évolution des

champs d’application de

l’IA avant d’en détailler

son implémentation dans

le secteur financier.

Pour conclure, nous pro-

poserons des pistes de

réflexion pour accélérer

l’intégration de la révolu-

tion digitale et en particu-

lier l’IAau sein des institu-

tions financières.

Pourquoi l’Intelligence

Artificielle est en train

de changer nos vies ?

L’Intelligence Artificielle se

caractérise par la capa-

cité des machines à

traiter des quan-

tités de données

gigantesques

(

Big Data

), leur

p e r m e t t a n t

d’identifier des

connexions qui

dépassent la capacité

humaine (

data science

) tout

en apprenant de manière incrémentale (

machine

learning

) comme peut le faire le cerveau humain

mais de manière beaucoup plus rapide.

En 1956, à la conférence de Dartmouth College,

les mathématiciens Marvin Minsky, John

McCarthy, Claude Shannon et Nathaniel

Rochester affirmaient pouvoir reproduire la

capacité du cerveau humain en deux décennies.

Mais leurs efforts se sont heurtés aux capacités

limitées de traitements des ordinateurs. Leur

prédiction fut alors considérée comme un

échec. L’IA connut alors son premier «hiver»,

comme il est commun de l’appeler, et les crédits

de recherche furent réduits. Il a alors fallu

attendre vingt ans pour que l’ordinateur Deep

Blue batte le champion d’échec Gary Kasparov

en 1996 et relance activement les recherches

dans le domaine de l’IA.

La capacité de calcul des ordinateurs a crû de

manière exponentielle permettant des traite-

ments jusque-là impossibles : l’iPhone X est, par

exemple, 50 fois plus puissant que l’ordinateur

Deep Blue, haut de 1,8 m et pesant 1,4 tonnes !

La capacité de stockage des disques durs tout

comme les techniques de développement

(réseaux neuronaux) ont augmenté dans les

mêmes proportions.

Suite en page 4

Cette fois, c’est (peut-être) différent

Le secteur financier face à la

révolution de l’intelligence artificielle

Private Equity

− de vous à moi

La rubrique mensuelle

Par Olivier Coekelbergs & José Aubourg,

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du Private Equity

Lire en page 23

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Détail en page 17

Lire article en page 29

Le calme avant une tempête italienne ?

«

Notre futur se

façonne maintenant...

PRÉPARONS LE

ENSEMBLE

Lire l’article page xx

n s

w .c r- .

Lire article en page 31