AGEFI Luxembourg - juillet août 2021

AGEFI Luxembourg 18 Juillet / Août 2021 Assurances T heOneLifeCompany S.A. (OneLife) a publié ses comptes annuels qui confir- ment 2020 comme une nouvelle année de bonnes performances financièresmalgré la volatilité desmarchés provoquée par la pandémie deCovid-19. Les principaux faits marquants de l’année 2020 sont les suivants : - Le chiffred’affaires s’est élevé à 834millions d’euros et a été biendiversifié entre les différentsmarchés. -OneLifeamaintenusapositiondeleaderenBelgique et auDanemark. Les nouvellesprimes ont augmenté de 22%enBelgique. - EnFrance, les nouvelles primes générées par l’acti- vité LPS (Libre Prestation de Service) de la compa- gnie depuis Luxembourg ont augmenté demanière significative de 69%. La succursale de OneLife en Franceaégalement soutenu la capacitéde servirune clientèle diversifiée. Au total, les nouvelles primes sur le marché français ont progressé de 4%. Cette augmentation de la part demarché reflète l’engage- ment de la compagnie à renforcer sa force commer- ciale et à améliorer sapropositiondevaleur pour ses partenaires et ses clients. - Les autres marchés clés de la compagnie dans les régions nordique et ibérique ont connu un dévelop- pementcommercialsainetl’établissementderelations avecdenouveauxpartenairesinstitutionnelsmajeurs. - En conséquence, les provisions techniques ont aug- menté de 3,3%pour atteindre un nouveau record de 7,7milliards d’euros. - Outre les résultats commerciaux, la compagnie a égalementmisenœuvredifférentesactionspoursou- tenir la rentabilité qui a augmentédemanière signifi- cativeà5,3millionsd’eurosen2020(contre1,8million d’euros en 2019). - Le niveaude solvabilité est resté bonà 137%malgré l’environnement d’incertitude créé par la pandémie. Antonio Corpas, directeur général de OneLife, a déclaré : «Les solides résultats de OneLife cette année démontrent la force du modèle économique et du bilan de la compagnie ainsi que l’expertise de nos équipes et lapertinence de notre propositionde valeur pour répondre aux besoins des clients fortu- nés et de leurs familles dans plusieurs juridictions. OneLife a fait preuve de résilience et d’agilité en 2020 grâce à l’adoption deméthodes de travail ren- forcées et à lamise enœuvre rapidede changements pour assurer la continuitédes activités face à la crise. OneLife a ainsi fortement contribué en 2020 au Groupe APICIL en termes de rentabilité ainsi que de valorisation de l’offre clients et partenaires». Au cours de l’année 2020, OneLife a également entrepris des améliorations et ajouté de nouveaux services à sa proposition actuelle. Citons à titre d’exemple la simplification et la rationalisation de la documentation produit, la valorisation quoti- dienne de certains types de fonds, un changement de partenaire auniveaubanque dépositaire, lamise en œuvre d’un programme qualité groupe et des projets de lancement de nouveaux produits inno- vants en 2021. Par ailleurs, la compagnie a contribué aux côtés du Groupe APICIL à la construction de son plan stra- tégique à 4 ans (Horizon 2024). Ce projet guidera la compagnie dans son développement futur pour continuer à construireunmodèled’entreprisedura- ble et à innover dans l’offre de solutions de gestion de patrimoine transfrontalières à partir du Luxembourg. OneLife célèbre son 30 e anniversaire en 2021, l’oc- casion pour la compagnie de célébrer trois décen- nies de relations de confiance avec ses partenaires, clients et employés et d’envisager l’avenir avec séré- nité et détermination. The OneLife Company affiche de solides résultats malgré la pandémie L e nombre de consommateurs disposés à partager avec leur assureur des données sur leur santé et d’autres habitudes liées à leurmode de vie afind’obtenir un tarif per- sonnalisé et réduire le coût de leur assurance a augmenté au cours des deux dernières an- nées,mais la confiance qu’ils accordent à leurs assureurs pour s’occuper de ces don- nées a diminué, selonun récent rapport d’Accenture (NYSE : ACN). Baséesuruneenquêtemenéeauprèsdeplusde47.000 consommateurs dans le monde, la dernière étude d’Accenture sur les consommateurs d’assurance* donne un aperçu des changements de préférences et des tendances de consommationpost-covid, en s’ap- puyant sur des rapports similaires de 2019 et 2017. À l’heure où les assureurs lancent des partenariats technologiques dans le domaine de la santé, dubien- être et de lamobilité, sept clients sur dix (69%) décla- rentqu’ilspartageraientdesdonnéesimportantessur leursanté,leurspratiquessportivesetleurshabitudes de conduite en échangedeprixplus bas de lapart de leurs assureurs, contre 58% il y a deux ans. En outre, deux tiers (66%) des consommateurs affirment qu’ils seraient également prêts à partager des données en échange de services personnalisés favorisant la pré- vention contre 54%dans le rapport de 2019. Mais si les consommateurs sont davantage disposés àpartagerleursdonnéespersonnelles,leurspréoccu- pations concernant l’intrusion de tiers dans leur vie privée et l’impact sur lesprimes ont augmenté et leur confiance dans la capacité de leurs assureurs à traiter leurs données a diminué. Par exemple, seuls un tiers (32%) des consommateurs déclarent faire confiance aux assureurs pour la protection de leurs données, contre 40%dans le rapport de 2019. "Les consommateurs veulent plus de personnalisa- tion dans les tarifs et les services proposés et sont prêts à adopter des comportements vertueux en échange de primes réduites. Pour cela ils seraient disposés àpartager leurs données,mêmes sensibles avec les assureurs. Mais cela s’accompagne d’un avertissement : la confiance diminue sur la capacité des assureurs à bien gérer ces données et les clients veulent dans tous les cas restermaîtres de celles-ci", déclare David Dorn, directeur exécutif spécialisé dans le secteur de l’assurance chezAccenture. "Les assureurs devront faire preuve de plus de transpa- rence et de pédagogie concernant les données de leurs clients. Pour gagner la confiance des consom- mateurs, les assureurs devront en particulier démontrer que l’intérêt et lebien-êtrede leurs clients est au cœur de leur initiative". La digitalisationprogresse dans l’assurance Le rapport constate également que les assureurs devront réévaluer le rôle de la digitalisation dans les interactionsetleserviceauxclients,d’autantplusque la crise du COVID-19 a considérablement accéléré l’adoption des nouvelles technologies par le secteur. Par exemple, le nombre de répondants de plus de 55 ans qui ont déclaré qu’ils aimeraient que le chat et la vidéosurInternetremplacentleprocessustraditionnel de demande de remboursement en agence, a aug- menté de trois points pour atteindre 71%. Cependant, dans l’ensemble, les consommateurs continuent à faire plus confiance aux conseillers humainsqu’autoutnumériquepourcertainsservices. En voici un exemple : lors d’une demande de rem- boursement pour un sinistre, la moitié (49%) des consommateursfaitconfianceàunconseillerhumain dans une agence lors, tandis que 12%seulement font confiance àun service numérique automatisé et 7%à unchatbot."Lesassureursontencorebeaucoupàfaire pour s’adapter pleinement aux nouveaux comporte- ments des clients post-covid, notamment en ce qui concerne les attentes toujours plus élevées enmatière deDigital", déclareDavidDorn. "Les assureurs doivent maîtriser un équilibre déli- cat, en offrant des parcours clients simples et digi- taux, une dose «libre-service»plus importante dans la gestion des contrats, tout en gardant une touche humaine forte pour les actes les plus complexes ou les conseils qui nécessitent de l’empathie ou de la nuance. Ces enjeux concernent également les col- laborateurs : afin de s’adapter aux changements à long terme, il est essentiel que les assureurs forment davantage leurs employés et leur fournissent les technologies nécessaires pour mieux servir les clients et accroître la confiance". *Rapportcomplet : https://www.accenture.com/us-en/insights/insurance/guide-insurance- customers-safety-well-being Les assureurs doivent réévaluer le rôle de la digitalisation L 'Assemblée Générale de l'Association des Compa- gnies d'Assurance et Réas- surance (ACA) s'est tenue cette année sur Airmeet : cette plate- forme de visioconférence a été choisie pour rendre la seconde partie de cet événement plus conviviale, en digital. Nombre des membres de l'association se sont connectés pour assister, le 25 mars dernier, à la présentation des comptes annuels 2020 et du budget 2021, et pour écouter le président de l'ACAet les prési- dentsdesquatreCommissionsStatutaires. Le vote a été réalisé la semaine précédant l'AssembléeGénérale,commel'annéeder- nière, par correspondance. Marc Lauer, président de l'ACA, a ouvert l'Assemblée Générale en revenant sur la crise sanitaire et son impact sur le secteur de l'assurance. Durant cette période, les entreprises de (ré)assurance ont fait preuved'unegranderésilience.Lesecteur a réagi immédiatement en basculant – et en privilégiant – depuis mars dernier le télétravail et les contacts à distance, pour lasécuritédescollaborateursetlemaintien des services auprès de la clientèle. L'encaissementmoyenabaisséde15%en un an. L'impact est encore plus grand sur les assureurs vie à l'international puisque leur collecte a chuté de 25%. L'accélération de la digitalisation n'a pas amortilechocdecettecrise.Lesentreprises du secteur ont néanmoins bien résisté, maintenantleurmargedesolvabilitéàdes niveauxexemplaires,etcemalgrédestaux d'intérêts durablement très bas. Le secteur a aussi sumontrer sa solidarité en souscrivant largement au premier emprunt lancé par l'Etat luxembourgeois, àun tauxnégatif, pour permettre augou- vernementdefinancerlesaidesd'urgence. Le président a également remercié la contribution précieuse de Claude Wirion au secteur ces dernières années et salué l'arrivée de Thierry Flamand qui a pris sa successionàlaDirectionduCommissariat aux Assurances au 1 er janvier de cette année. Il a terminé son allocution, avant de donner la parole aux présidents des Commissions Statutaires, en rappelant le travail réalisé par l'ACAdurant cette très particulière année 2020. Christian Strasser, président de la CommissionMarché Local (CML), a rap- pelé les objectifs de cette Commission : apporter des réflexions, des propositions et des actions – répondre aux problèmes rencontrés par les activités d'assurance locales dans le but de trouver des solu- tions/ opportunités pour le développe- ment du marché local. L'assurance auto représente50%dumarchélocal.Ilestainsi important de suivre étroitement les tra- vaux de révision de la Directive RC AUTOS et de maintenir un environne- mentefficientenmatièred'assuranceauto- mobile permettant sondéveloppement. ChristianStrasser a souligné également la nécessité de soutenir et de promouvoir toutes initiatives visant à prévenir et à réduirelasinistralitéautomobile.Ilainsisté surl'impératifdesurveilleretdeproposer des adaptations requises du cadre légal pour que les besoins évolutifs des assu- reurs soient adéquatement pris en consi- dération et que la nécessaire sécurité juri- dique soit donnée. Il a mis en exergue le défi de s'engager pour garantir un level playing field entre les assureurs et les acteurs concurrents d'autres secteurs. Il a encore souligné qu'il est primordial d'en- tretenirundialoguecontinuaveclesauto- rités et prestataires de services. Andrea Schmid, présidente de la CommissionInternationaleNon-Vie–qui relayait également les messages d'Ivo Hux, président de la Commission Réassurance – a évoqué les raisons pour lesquelles les assureurs ont choisi le Luxembourg au moment du Brexit : un régulateur dédié, des échanges avec les autorités, et une attitude pragmatique et pro-business de celles-ci. Elle a également présentél'ambitiondesdeuxcommissions réunies : être un forumde discussion des sujets clés pour le développement de l'ac- tivité internationale non-vie et de réassu- rance, ainsi que faire entendre la voix de leurs membres à travers un dialogue mutuel avec les instances compétentes. Andrea Schmid a ensuite parcouru les axes de développement qui retiendront l'attention des acteurs non-vie internatio- naux et des réassureurs au cours de cette année, insistant sur la nécessité de contri- buer proactivement au rayonnement de laplaceluxembourgeoiseàl'international. La défense d'un marché unique fort, une vigilance accrue autour des principes de gouvernance et de distribution, ainsi qu'unemodélisation du format de repor- ting seront les sujets forts de 2021. Guy Van den Bosch, président de la Commission Internationale Vie (CIV), a présenté les axes prioritaires de travail de cette commission pour ouvrir le champ despossibles à l'international. LaCIVdoit être une caisse de résonance, l'organe qui va organiser les actions pour maintenir, développer et promouvoir le modèle de l'assurance luxembourgeoise. Une évolu- tion indispensable est celle de l'aménage- ment du Secret Professionnel afind'éviter des tensionspar rapport à la transparence fiscale – laquelle n'est pas négociable – et de possibles conflits par rapport à l'appli- cationdifférentiéederéglementationspar- fois lourdes parmarché. La CIV peut et doit être un lieu de réflexions stratégiques et d'innovationsur des sujets non concurrentiels tels que des standards de place. Une réflexion sur le périmètre des groupes de travail est enta- mée et continuera en 2021. Les initiatives de communication et de promotion doi- vent rester un moyen pour soutenir les ambitions de la CIV. Un des rares avan- tages de la pandémie est le développe- ment des outilsdigitaux, permettant d'ac- compagneretd'augmenterl'humain,sans toutefois le remplacer. Encaissement 4T 2020 réalisé par les compagniesmembres de l'ACAen assurance vie et non-vie Lors de l'année 2020, sans surprise, l'épi- démie de Covid a eu des répercussions sur l'encaissement des primes chutant de 15% pour s'établir à 34 milliards d'euros. Néanmoins, 2020 aura surtout confirmé une tendance déjà observée depuis quelquesannéesavecunrééquilibragedes activités d'assurance vie et non-vie à l'in- ternational. Si la place financière luxem- bourgeoise reste la spécialiste de l'offre de solutions d'assurance vie à l'international en libre prestation de services (LPS), cette activitéqui représentait 86%de l'encaisse- menttotaldesprimesen2018nepèsedés- ormais plus que 66% en 2020. Suite au départduRoyaume-Unidel'Unioneuro- péenne, de nombreux acteurs de l'assu- rance non-vie internationale ont choisi le Luxembourg comme siège européen. Ladistributiondeproduitsd'assurancevie et non-vie à l'international représente res- pectivement 58% et 35% des encaisse- ments de prime soit un total de 93%pour l'activité internationale et 7%pour lemar- chélocal(4%pourl'activitévieet3%pour l'activiténon-vie).Lesassureursvieontvu la collecte de primes du marché local et des marchés internationaux baisser de 25%, s'établissant à 21 milliards d'euros à lafindel'exercice2020.Lesassureursnon- vie ont, quant à eux, collecté pour 13mil- liards de primes, soit une progression de 5%(+3%pourlemarchélocalet+5%pour lemarché international). AGENDA 25 novembre :ACAInsuranceDay 2021 Rapport annuel d'activités de l’ACA: https://indd.adobe.com/view/69d20f33-f6cd-477f-8a6b- c8b830df81e7 Assemblée Générale 2021 et publication du rapport annuel de l'ACA Rééquilibrage des activités d'assurance vie et non-vie à l'international Marc LAUER, président etMarcHENGEN, Administrateur-Délégué de l'ACA

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