Agefi Luxembourg - mai 2026
PRIX DU NUMÉRO : € 5,50 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 05/411 ISSN1561-8366 www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen (Luxembourg) Tel: +352 305757 1 - Email: agefi@agefi.lu MAI 2026 valuepartners.lu Comprehensive solutions for the alternative investment funds industry Sommaire t Économie & Banques Les banques luxembourgeoises sous tension mais solides (ABBL) p. 5 Recent Global Tax and Regulatory Devel opments (Tax Roundtable EY) p. 6 Le charme (discret) de la résidence fiscale luxembourgeoise (O. DAL FARRA, Baker &McKenzie) p. 12 t Fonds & Marchés Le dollar smile s’aplatit et ce n’est pas qu’un phénomène conjoncturel (V. CHAILLEY, H2OAM Groupe) p. 20 Dette privée : de la nuance dans un débat polarisé (N. ROTH, UBP) p. 25 Pourquoi l’or ne joue pour le moment pas son rôle de valeur refuge ? (P. LEDENT, ING) p. 26 t Droit & Travail Le marché de l’emploi luxembourgeois reste sous tension (ADEM) p. 32 L’industrie luxembourgeoise face aux défis économiques (AG de la FEDIL) p. 33 t IA & Tech Managing NonICT ThirdParty Risk as a Prudential Imperative (N. FINSTER, J. LOBO, EY) p. 43 Pourquoi les entreprises doivent se préparer au conflit numérique (ManageEngine) p. 46 Sommaire détaillé en page 2 " ! -(+%%& 9 : By Guy WAGNER, Chief Investment Officer, BLI Banque de Luxembourg Investments T he global energy and com modities sector is entering a new phase—one defined not by excess capacity and aggressive expan sion, but by scarcity, discipline, and strategic importance. After more than a decade of ESG driven pressure, investor scepticism, and capital re straint, the industry now faces structural underin vestment in new supply. This has created the foun dation for a potentially sus tained period of tighter markets and higher commodity prices. Why Now: A Confluence of Structural Tailwinds The timing of this opportunity reflects a power ful alignment of supply constraints and evolving demand drivers. At its core lies chronic underinvestment. Years of reduced capital expenditure, driven by ESG concerns, volatile commodity prices, and in vestor demands for greater discipline in capital allocation, have limited the development of new projects. In industries where supply response times are long, this lack of investment cannot be quickly reversed. As a result, markets are in creasingly vulnerable to supply shortages, sup porting a “higherforlonger” price environment across many commodities. Commodities also play a critical role in inflationary environments. As tangible, real assets, their prices tend to rise alongside broader price levels, offering a natural hedge against inflation. In a world where inflation dynamics have become less predictable, this characteristic en hances their appeal within diversified portfolios. Geopolitics further reinforces their strategic importance. Energy security, resource nation alism, and supply chain re silience have moved to the forefront of policy agendas. Commodities are no longer viewed solely through an eco nomic lens—they are increas ingly recognized as critical assets underpinning national security and global stability. At the same time, the global transi tion toward cleaner energy is driv ing a structural increase in demand for specific commodities. Metals such as copper, lithium, nickel, and rare earth elements are essential for electrification, renewable energy systems, and battery technologies, creating a powerful and sustained demand tailwind. Importantly, the transition does not eliminate the need for traditional energy. Oil and gas remain essential to global economic functioning, and un derinvestment in these areas further tightens supply. The coexistence of legacy energy demand and new energy requirements amplifies overall demand for commodities. The famous phrase “the best cure for high prices is high prices”, sug gesting that high prices stimulate supply and re duce demand, ultimately leading to lower prices, seems less true in this environment. Finally, commodities offer meaningful diversifi cation benefits. Continued on page 3 Energy and Commodities: FromUnderinvestment to Structural Opportunity Vilret & Partners Avocats www.vilret-partners.lu NEW Key Takeaways: The PwC Business Barometer continued its sharp decline in May, falling to –20 from –6 in April, pointing to a further deterioration in business sentiment. Business confidence deteriorated in Luxembourg as inflation rose to 3.1% amid energy pressures, weakening sentiment, labour conditions and increasing the likeli hood of wage indexation. Eurozone growth slowed as inflation persist ed , with PMI contraction and IMF down grades highlighting stagflation risks. Global conditions remain constrained as cen tral banks hold rates and geopolitical tensions persist, reinforcing stagflation risks and uneven market performance globally. Confidence weakens as stagflation risk emerges as a primary concern Read more on page 11 www.pwc.lu The Monthly PwC Barometer (FRQRPLF &RQILGHQFH LQGLFDWRU LQ FROODERUDWLRQ ZLWK $*(), /X[HPERXUJ Par Julien BELLONY & Guillaume ROUX, Edmond de Rothschild * L e GrandDuché du Luxem bourg se positionne au jourd’hui comme un pays attractif pour une relocalisation à bien des égards. Outre les éléments liés à son cadre pri vilégié alliant qualité de vie élevée, longue espérance de vie et sécurité optimale, il s’agit d’un environnement multiculturel qui bénéficie d’une économie stable et rési liente ainsi que d’une place fi nancière forte (3 e au sein de l’UE). Afin d’attirer et de pérenniser de nouveaux talents et entrepreneurs au Luxembourg, le légis lateur a au cours des dernières années, renforcé et modifié plusieurs dispositifs fiscaux clefs. Au travers de cet article, nous nous pencherons sur le régime des impatriés ainsi que celui de l’inté ressement aux surperformances (dit « carried inte rest ») . Nous rappellerons également les princi paux éléments du stepup , un dispositif clef pour les entrepreneurs ou familles qui établissent leur résidence fiscale au Luxembourg. Le régime des impatriés Ce régime, tel que modifié le 1 er janvier 2025, per met aux individus recrutés à l’étranger et instal lant leur résidence fiscale au Luxembourg (1) , de bénéficier sous conditions (tant au niveau de l’employeur que de l’employé), d’une exonéra tion fiscale de 50% de la rémunération brute annuelle plafonnée à 400.000 euros et ce pour une durée maximale d’application de huit années, c’estàdire au plus tard jusqu’à la fin de la huitième année d’imposition suivant celle de la mise en place effective du régime. Il convient de préciser que l’exonération précitée ne s’ap plique pas aux contributions sociales et que le régime cesse de s’appliquer si l’une des condi tions requises n’est plus respectée. Aucune formalité d’enregistrement ou déclarative n’est nécessaire en amont pour bénéficier du régime, cependant, l’employeur doit notifier à l’administration des contributions directes, une liste nominative des employés qui bénéfi cient du régime durant l’année N avant la fin du mois de janvier N+1. Il est précisé que le bénéfice de ce régime n’est pas automatique mais à la seule discrétion de l’employeur. Le régime de l’intéressement aux surperformances (« carried interest ») Ce régime a récemment été clari fié et modernisé (Loi n°8590 (2) ) afin de le rendre plus attractif et facile d’application avec pour objectif ultime d’attirer des talents et postes de direction au Luxembourg puis d’élargir le champ des bénéficiaires. A présent, deux types de droit à l’intéres sement se distinguent, celui dit pure ment contractuel de celui qui est établi sur la base d’un coinvestissement réalisé par son détenteur. Suite en page 4 L’attractivité du Luxembourg se renforce au fil des années 5(*8/$725< &203/Ζ$1&( 6(17Ζ1(/ www.deloitte.lu Lire enpage13
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy Nzk5MDI=