Agefi Luxembourg - juin 2026

Juin 2026 19 AGEFI Luxembourg Fonds &Marchés L a Bourse de Luxembourg a organisé le 2 juin 2026, à la Philharmonie de Luxem­ bourg, la 42 e édition de son Stock ExchangeDay, un événement phare consacré à l’avenir de l’éco­ système desmarchés de capitaux duGrandDuché et à son rôle dans la financemondiale. Réunis sous le thème « Transparency, Trust & Innovation », plus de 200 partici­ pants issus de places boursières in­ ternationales, d’institutions financières et d’organisations éco­ nomiques ont pris part à cette soi­ rée de conférences et d’échanges. L’événement a débuté par une allocu­ tion du ministre des Finances, Gilles Roth, suivie d’un discours de bienve­ nue d’Alain Kinsch, président du conseil d’administration de la Bourse de Luxembourg. Dans son intervention, le ministre des Finances a souligné l’importance stra­ tégique des marchés de capitaux dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la transition énergétique et la transformation numé­ rique. Il a rappelé que le Luxembourg occupe depuis plusieurs décennies une place centrale dans les échanges de capitaux transfrontaliers, citant notam­ ment l’émission de la première euro­ obligation en 1963 ainsi que celle de la première obligation européenne de défense destinée aux particuliers en 2026. Selon lui, alors que l’Europe a besoin de davantage d’investissements, d’innovation et de résilience écono­ mique, lesmarchés de capitaux doivent jouer un rôle accru pour relier l’épargne à l’économie réelle. Gilles Roth a également réaffirmé l’en­ gagement du Luxembourg à demeurer une place financière internationale ouverte, fondée sur la confiance, la transparence et l’innovation. Il a conclu en soulignant que, à l’ère dunumérique, les marchés de capitaux constituent à la fois des piliers de stabilité, des moteurs de croissance et des vecteurs d’espoir. La conférence principale a été assurée par Arunma Oteh, aujourd’hui Execu­ tive in Residence à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford. Deux panels de haut niveau ont ensuite structuré la soirée. Le premier, modéré par la directrice générale de la Bourse de Luxembourg, Julie Becker, a réuni des dirigeants de grandes places finan­ cières internationales, dont Deutsche Börse Group, la Johannesburg Stock Exchange, SIX Group et CME Group. Les discussions ont porté sur le rôle des bourses dans le développement écono­ mique et social à l’échelle mondiale. Le second panel, modéré par Ananda Kautz de l’Association des banques et banquiers du Luxembourg, a rassem­ blé des représentants de Nasdaq, TMX Group, Moniflo et Börse Stuttgart Group. Les échanges ont exploré les défis et opportunités liés aux nouvelles technologies et à la transformation numérique des marchés financiers. Tout au long de la soirée, la présenta­ tion a été assurée par Lisa Burke, qui a accompagné les différentes interven­ tions et rythmé les débats. Selon la Bourse de Luxembourg, cette édition amis en lumière les enjeux cen­ traux auxquels font face les marchés fi­ nanciers : le renforcement de la transparence, la consolidation de la confiance des investisseurs et l’adapta­ tion à l’innovation technologique. L’événement s’est conclu par un cocktail de réseautage réunissant l’ensemble des participants, confirmant le rôle du Stock Exchange Day comme plate­ forme d’échanges entre acteursmajeurs de la finance internationale. Source :BoursedeLuxembourg,ministèredesFinances La Bourse de Luxembourg réunit les acteurs mondiaux de la finance ©BoursedeLuxembourg A u cours de la dernière dé­ cennie, les investissements sur les marchés privés sont devenus un élément central des stra­ tégies modernes d’allocation d’actifs. Leur potentiel de rendement attractif, leur faible corrélation avec les marchés cotés et l’accès à diffé­ rents moteurs de création de valeur ont su convaincre », écrit Alexandre Siclet (por­ trait), Relations Investisseurs – Réseaux de distribution ODDOBHF AM, dans un ré­ cent commentaire demarché. «Cettedynamiquereposaitsuruncom­ promis clairement accepté par les investisseurs : ils consentaient à l’illiquidité de ces investissements en échange de perspectives de rendement plus éle­ vées. Dans un environnement de taux quasi nuls, la prime d’illiquidité allait de soi. La stabilité relative des marchés publics facilitait également la gestion des appels de capital, tandis que les besoins de liqui­ ditéàcourttermeétaientjugésfaibles.Cesconditions ontfaçonnédesstratégiesd’allocationdanslesquelles la question de la liquidité jouait un rôle marginal. Mais le contexte a profondément changé : la remontée des taux, la hausse de la volatilité et le durcissement des exigences réglementaires modifient désormais les priorités. La liquidité devient un facteur déterminant — et deux évolu­ tionsmajeuressedistinguent:lacroissancedyna­ miquedesmarchés secondaires et lagéné­ ralisation progressive des structures evergreen », explique Siclet. Dans le commentaire qui suit, il pré­ sente les avantages des structures evergreen. Illiquidité vs flex Ledéveloppement des structures evergreen rebat les cartes entre deuxnotionslongtempsopposées:illiquiditéetflexi­ bilité.Contrairement aux fonds fermés traditionnels, ces véhicules ouverts proposent des souscriptions et des rachats réguliers — souvent trimestriels ou semestriels—fondés sur la valeur liquidative. Ils répondent àunedemande croissantedes investis­ seursquisouhaitentbénéficierdesprimesd’illiquidité sans être contraints par un horizon d’investissement fixede10à12ansniparlagestiondesappelsdecapi­ tal. Ces structures permettent ainsi une forme de « liquidité organisée ». Mécanismes de protection Desdispositifstelsquelesfilesd’attente,leslimitations de rachats (gates), les préavis ou les réserves de liqui­ ditépermettentdelisserlesentréesetsorties.Deplus, la diversification entre différentsmillésimes et straté­ gies réduit le risque de dépendre d’un calendrier unique de cessions. Pour les investisseurs, l’effet « Courbe en J » est sou­ vent atténué et la gestion de la trésorerie s’en trouve simplifiée. Il n’est donc pas surprenant que ce format séduise particulièrement les investisseurs privés, his­ toriquementmoins exposés auxmarchés non cotés. Liquidité conditionnelle Cependant, le format evergreen comporte une limite importante : la possibilité de rachat promise pendant la durée de vie du fonds peut s’avérer difficilement compatible avec la nature des actifs détenus. En cas de forte correctiondemarché ou si ungrandnombre d’investisseurs souhaitent récupérer leurs capitaux simultanément, tout dépendra du bon fonctionne­ ment des règles encadrant la suspension temporaire des rachats et l’évaluation des actifs du fonds. Cette forme de « liquidité conditionnelle » doit donc être parfaitementcompriseetattentivementsuivieparl’en­ semble des parties prenantes. Nouveauparadigme Le nouveau paradigme des actifs privés repose sur troispiliers:lemarchéprimaire,lemarchésecondaire et les fonds evergreen. Le marché primaire demeure lemoteurdelacréationdevaleuràlongterme,tandis quelemarchésecondaireoffredesoptionsd’entréeet desortieplusflexibles.Lesfondsevergreen,pourleur part, proposent une structure continue capable d’amortirlescyclesetdelisserlesbesoinsdeliquidité. Lesinvestisseursdisposentainsid’unéventailcomplet de solutions leur permettant de gérer de manière ciblée leur exposition et leur liquidité. Dans ce nouvel environnement, les avantages ne reviendront pas seulement à ceux qui ont accès aux meilleures opportunités des marchés privés, mais surtoutàceuxquisaurontplacerlagestiondelaliqui­ ditéà long termeaucœurde leur stratégienoncotée. La question n’est donc plus : « liquidité ou perfor­ mance ? », mais plutôt : «Quel niveau de liquidité, à quel coût et pour quel type d’investisseur ? ». Le modèle Evergreen redéfinit le Private Equity « Comply. Lead. Optimise. Reduce emissions Strengthen reputat ion Lead the industry toward a sustainable future We bring you long-standing expertise in Carbon Footprint Assessment and Decarbonisation Strategy to support you in achieving your sustainability goals and contributing to Europe’s net-zero ambitions.

RkJQdWJsaXNoZXIy Nzk5MDI=