Agefi Luxembourg - février 2026

AGEFI Luxembourg 16 Février 2026 Économie OPINION - Par JeanMARSIA, président de la Société européenne de défenseAISBL (S€D) P aul De Grauwe est professeur à la London School of Economics. Il a enseigné à la Katholieke Univer- siteit Leuven et à l’École desAdministra- teurs militaires, où j’ai fait sa connaissance, lorsque j’y étais stagiaire, de 1986 à 1988. J’ai presque toujours été d’accord avec ses nombreuses prises de position, mais pas avec la plus récente. (1) Qu’écrit Paul DeGrauwe sur la pensée de JoelMokyr ? Pour Paul De Grauwe, Joel Mokyr, (2) l’un des lauréats en 2025 du Prix d’écono- mie de la Banque de Suède en hommage à Alfred Nobel, pour ses travaux sur les conditionspréalables à une croissance durable grâce auprogrès technolo- gique, a apporté la réponse la plus convaincante à la question de savoir pourquoi la révolution indus- trielle avu le jour enEurope et pas ailleurs. Pour Joel Mokyr, selon Paul De Grauwe, la culture euro- péenne qui a émergé après 1500 a rendu possible la révolution industrielle européenne, grâce à l’évolu- tiondelacultureetdesinstitutionsdansunsensplus favorable à l’accumulation et à la diffusion des connaissances utiles. Unmarchédes idées paneuro- péenadiffusé lesmeilleures idées, bienque l’Europe fût fragmentée politiquement. Pour De Grauwe, cette fragmentations’est avérée êtreunavantage, car elle rendait inefficace la répression des nouvelles idées par les pouvoirs politiques et religieux : les scientifiques et les philosophes déménageaient vers d’autres lieux. De Grauwe conclut que la désunion de l’Europe reste utile. Ma synthèse de la pensée de JoelMokyr Pour en savoir plus, j’ai lu l’ouvrage de Joel Mokyr le plus accessible, (3) dans lequel il définit la culture comme les croyances, les valeurs et les préférences de la société, puis pose, contrairement à la vision marxiste selon laquelle les développements écono- miques et technologiques déterminent la culture, (4) qu’elle est capable de modifier les comportements, et que cela a été un facteur déterminant dans les transformations sociales. Mokyr observe qu’au Moyen Âge, la religion et en particulierlesmonastèresfavorisaientleprogrèstech- nique,maisleprogrèsscientifiquen’étaitpassuffisant pour provoquer une révolution industrielle. Au XV e siècle, l’imprimerie, qui permit aux informations et aux innovations de toucher un large public, lequel étaitmoinssoumisauxautoritésconservatrices,l’amé- lioration de la métallurgie, de la construction navale etdesinstrumentsdenavigationontfaits’épanouirla créativité technologique. L’essor du commerce inter- national, de l’astronomie, de l’optique, ontmontré les erreurs contenues dans les ouvrages antiques et donné la primauté à l’observation sur la doctrine, fa- vorisantlescepticismeetl’ouvertureauxnouveautés. Mokyr montre qu’une Europe politiquement frag- mentéearendulemarchéeuropéendesidéesconcur- rentiel au cours de la période 1500-1700, (5) ce qui a favorisé la volonté d’explorer les secrets de la nature, pour surclasser les autres États. Parallèlement, une communautéinformelle,transnationale,cosmopolite, depenseursbrillants,laRépubliquedesLettres,adif- fusédes idées et distribuédes écrits sur lemarchédes idées. Ellene tenait compteni de l’ethnie, ni de la reli- gion et utilisait audébut le latin et le grec ancien, puis les langues vernaculaires, le français devenant pré- pondérant au siècle des Lumières. Après 1500, la combinaison de découvertes géogra- phiques, de progrès technologiques, d’unemeilleure intelligence de la nature et d’un accès rapidement croissant à l’information persuada de plus en plus d’intellectuelsque leur temps était plus sageetmieux informé que l’Antiquité. (6) Au XVI e siècle, l’Europe s’est beaucoup plus ouverte aux idées étrangères, notamment grâce aux grands navigateurs, en particulier Christophe Colomb, qui ont changé la perception du monde et aiguisé la cu- riosité.L’apportdespaysarabo-musulmans,del’Inde, de la Chine et du Japon fut considérable. Mokyr cite enexempleleschiffresarabes,l’algèbre,l’alcool,lapor- celaine, le thé, mais aussi la pomme de terre venue d’Amérique. Quelques universités, dont Padoue et Leyde, puis celles d’Écosse, et certaines d’Allemagne auXVIII e siècle, ont diffusé les sciences nouvelles. LesXVI e etXVII e sièclesontétéuneépoquedeprogrès scientifiques considérables et de progrès techniques majeurs,mêmes’ilsfurentmoinsspectaculairesetno- vateurs que les progrès accomplis dans le siècle pré- cédentoulessièclessuivants.Cequichangea,aucours de cette période, c’est que les entrepreneurs culturels et les innovateurs intellectuels ont réussi à produireunemutationradicaledanslacul- ture dominante, les croyances et les atti- tudesdesgroupesquicomptaientpourun changementtechnologiquedurable.L’élite éduquée a cherché comment acquérir et distribuer le savoir utile, mais aussi ce que l’onpouvait enattendre. Laculturenouvelle a conduit à de nouvelles institutions, qui ont rétroagi sur les croyances, jusqu’à l’avène- ment,aumilieuduXVIII e siècle,desLu- mières industrielles. (7) Pour expliquer pourquoi les innova- teurs européens ont prévalu sur les conservateurs, Mokyr s’appuie sur divers auteurs, qui considèrent que l’Europe tira des avantages consi- dérablesdesafragmentationpoli- tique, quoique à un coût considérable dû aux guerres fréquentes, particulièrementaprès1500,lareligionétantdevenue un casus belli , dumoins jusqu’en1648, grâce à la com- pétition entre ceux qui recherchent le pouvoir. La di- vision en petits États serait favorable à la culture, en stoppantl’emprisedel’opinionpopulairecommecelle del’État.EnEurope,lavolontéd’excellerscientifique- ment, technologiquement et économiquement aurait ainsi prévalu. Mokyr juge que le réseaudes intellectuels européens a progressivement gagné, entre 1500 et 1800, une re- lative indépendance par rapport aux institutions po- litiques et religieuses, ce qui a poussé les intellectuels àproduireengrandnombredesinnovationsintellec- tuelles dans tous les domaines, et à les communiquer parlacorrespondancepostaleetlapublication,quece soit au moyen de livres, de brochures ou de pério- diques, afinde gagner le respect de leurs pairs et col- lègues, chose devenue plus importante à leurs yeux que la possession de biensmatériels. Cela impliquait une science ouverte, accessible à bas coût, pour être connu le plus largement possible, et aussi parce que la protection de la propriété intellectuelle n’était pas encored’actualité.Celaposaitleproblèmedelamoti- vationdesinnovateurs,quinepouvaientguèrecomp- ter que sur la vente des ouvrages imprimés, ou sur la vente d’une technologie à un investisseur public ou privé, ou sur l’acquisitiond’un statut académique. (8) SelonMokyr,laRépubliquedesLettresestlechaînon manquant reliant deuxgroupesde travaux : ceuxqui portentsurlesinstitutions,quifontladifférenceentre leséconomiesquiréussissentplusoumoinsbien,par lesoutienqu’ellesapportentauxmarchés,àcommen- cerparceluidesidées,etceuxquivoientdanslatech- nologie et l’innovation l’origine de la Révolution industrielle et de la croissance économique durable. PourMokyr,c’estparcequelarésistanceàl’innovation apuêtre surmontéedans toute l’Europe, auxXVII e et XVIII e siècles,qu’unensembledepercéesscientifiques et techniques ont pu se renforcer mutuellement et nous sortir de l’économie de subsistance, par la puis- sance du savoir utile accumulé. La fragmentationpolitique, qui permettait la concur- rence, et l’unité culturelle, qui créait un vastemarché des idées, ont suscité suffisamment d’innovations pour vaincre la résistance au changement et initier la croissanceéconomiquemoderne.Enfin,lesLumières finirentparformerlesoubassementcultureldusuccès des innovateurs et le fondement de l’émergence de l’économie moderne : elles ont soutenu la croissance du savoir utile, l’interaction entre la théorie et la pra- tiqueetl’améliorationdesinstitutionspolitiquesrégis- santlesrèglesdujeuéconomique,ainsiquel’allocation des ressources et la distributiondu revenu. (9) Selon Mokyr, la méthode de validation des innova- tionsintellectuellesparlespairs,quenousdevonsàla RépubliquedesLettres,restelameilleure,pourautant quel’ondisposed’outilsetd’uneméthodepourtester mathématiquement et expérimentalement les alter- natives ; les idées de Lavoisier, Newton et Pasteur fi- nissent ainsi par s’imposer. C’est à cause de l’absence de tels outils dans les sciences sociales qu’il reste pos- siblequ’unesociétéautocratique,ferméeetextractive, prévale sur une société démocratique, ouverte et in- clusive, alors que Locke, dès la fin du XVII e siècle, a énoncéquellesinstitutionspolitiquessontsusceptibles derendrelemondemeilleuretplusprospère,enmet- tant, par une meilleure compréhension de la nature, ses ressources au service de l’humanité. À partir du milieuduXVII e siècle,lesavoirutileestdeplusenplus perçu comme une force de changement économique et devient une sourced’optimisme social et une force de progrès, ce qui est bienvenu après les guerres de religion. Les associations, les cafés et les logesmaçon- niques contribuent à diffuser les idées nouvelles en matière de sciences naturelles, de croissance écono- mique et sont le lieude débats politiques. (10) Mokyrconstateque,depuisÉrasme,GiordanoBruno etFrancisBaconjusqu’auxLumières,l’idéeduprogrès del’humanitéaémergé,conçuecommeuneprogres- sion de l’obscurité vers la lumière. Pour les progres- sistes,laquêtedusavoirutileestunprojetcollaboratif au sein d’un système compétitif. Les individus qui y participent ne sont pas coordonnés, mais ils œu- vrent auprofit de tout legenrehumain. La croyance au progrès contribue à l’adoption de comporte- ments favorables au progrès matériel, au dévelop- pement économique, à l’encouragement des innovations, et au progrès institutionnel, l’émer- gence des États-nations. (11) Selon Mokyr, les Lumières ont apporté un change- mentculturelquifitdel’Europelefoyerdelamoder- nité économique, car elles comportaient une culture desaméliorationspratiques,unecroyanceauprogrès socialetlareconnaissancequelesavoirutileétaitlaclé de leur réalisation, mais aussi l’idée de pouvoir poli- tique comme contrat social, les limites formelles assi- gnées à l’exécutif, la liberté d’expression, la contestabilité intellectuelle, la tolérance religieuse, les droits humains fondamentaux consacrés par la loi, le constatquel’échangeétaitunjeuàsommepositive,le caractèrevertueuxdel’activitééconomiqueetducom- merce,lasaintetédesdroitsdepropriété,etlafoliedes idéesmercantilistesfaisantdel’État,plutôtquedel’in- dividu, l’objet ultime de la société. (12) Mokyr constate néanmoins que la croissance écono- mique pouvait et peut encore se produire dans des économies où les droits de l’homme sont piétinés, où lalibertéd’expressionetl’égalitédevantlaloin’existent guère, où les droits de propriété ne valent que pour les riches et les puissants, et où le gouvernement est tyranniqueetcorrompu.Cequicompte,c’estl’amorce d’uneprogressionprolongéedelacroyanceauxpou- voirstransformateurs,auprestigesocialetaucaractère vertueux du savoir utile. Sans l’émergence continue detechniquesnouvellesfondéessurunemeilleurein- telligence des processus naturels, la croissance calera inexorablement. (13) Mokyr constate cependant que la science doit plus à la machine à vapeur que la machine à vapeur à la science, mais que certaines applications de la science ont permis des avancées significatives en chimie, en balistique, en navigationmaritime, par le calcul de la longitudeetl’améliorationdeschronomètres,etmême en médecine, par l’inoculation, puis la vaccination contre la variole. Il met en évidence la synergie entre savoirutileetdextéritéartisanale.Leperfectionnement delamachineàvapeurparWattdécouleenpartiedes travauxdeCullensurlatempératured’ébullitionsous vide et celles desmétiers à tisser vient des progrès de lamécanique ; l’essor de l’éclairage au gaz doit beau- coup aux travaux de Lavoisier et de Volta ; l’amélio- rationde l’efficacité des roues à aubes repose sur une meilleure compréhension de l’hydraulique grâce au développement du calcul différentiel par Parent, d’Alembert,Bernoulli,EuleretBorda;lacompréhen- siondes phénomènes électriques apermis à Franklin l’inventionduparatonnerre. (14) Mokyr constate aussi que les convictions humanistes desLumièresontpermis,enGrande-Bretagne,desur- monter les intérêts économiques et d’aboutir à la sup- pression de la traite négrière, en 1807, puis de l’esclavage dans les colonies, en 1833. (15) Confrontés à desphénomènesincompréhensibles,lesscientifiques desLumières ont systématisé le classement, le comp- tage et le catalogagedesobservations, cequi apermis des progrès en botanique (Linné), en chimie (Lavoi- sier),enéconomie(Gresham,Ricardo)etenmédecine (Académie de Schweinfurt). (16) Mokyr cite Justin Lin, pour qui il faut distinguer leprogrès technique fondé sur l’expérience, que l’onobservepartout, et les avan- céesrésultantdel’applicationdélibéréedelarecherche et du développement s’appuyant sur la science, qui n’a eu lieuqu’enEurope. MokyrrappellequepourHume,dès1742,c’estladi- versité et le pluralisme de l’Europe, son fractionne- ment politique, qui sont la principale raison du fleurissement européen du savoir utile, les penseurs nonconformistesyayantplusdelibertéquedansune Chineoùl’activitéintellectuelleétaitcontrôléeparune administration impériale conservatrice. La réussite des examens impériaux imposait la mémorisation des textes classiques, et non l’innovation. Mokyr ob- serve que l’industrialisation, l’amélioration des ré- seaux de transport, la réduction des barrières commerciales internes et externes à l’Europe ont abouti à une plus grande intégration du marché en Europe dans la première moitié du XIX e siècles. En Europe, les idées établies ont été de plus en plus confrontées aux faits par l’observation, l’expérimen- tation et le calcul. Si les innovateurs étaient réprimés quelque part, ils avaient la possibilité, en Europe, d’émigrer. Ce fut le cas des huguenots après la révo- cation de l’édit deNantes en 1685. (17) Mokyr conclut que si les économies croissent, c’est en partie parce que certains peuples arrivent à dé- velopper leur savoir collectif et à l’orienter àdes fins productives de façon suffisante et durable. C’est ce que l’essor des Lumières apermis à l’Europede réa- liser, enmodifiant la culture dans un sens favorable au progrès scientifique et technique, en instaurant le pluralisme des idées et en laissant la concurrence jouer entre elles. L’Europe a ainsi pu préserver la partie utile de la culture antique tout en en réfutant lesparties qui ne résistent pas à la confrontationavec les faits, notamment avec les résultats des expéri- mentations, à la corriger et à la compléter. De plus, lesLumières ont fait adopterdeux idées essentielles : d’une part, que le savoir et la compréhension de la nature peuvent et doivent être mis au service du progrès, notamment matériel, de l’humanité, et d’autrepart que lepouvoir, legouvernement ne sont pas là pour servir les riches et les puissants, mais bien l’ensemble de la société. (18) Quelle conclusion en tirer ? Mokyrne signalepasque l’unité intellectuelle et cul- turelle de l’Europe remonte à Charlemagne, qui a installé une académie en son palais d’Aix-la Cha- pelle, pour recueillir et transmettre dans l’empire ce qui a pu être sauvé de l’héritage de laGrèce antique et de Rome, suscitant la Renaissance carolingienne. L’empereur a imposé l’usage du latin et de la calli- graphie caroline, qui permettait d’être lu partout. Il a promulgué en 789 l’ Admonitio generalis , qui insti- tuait un enseignement fondé sur les sept arts libé- raux, le résumé du programme de formation des élites civiles et militaires défini par Socrate (-469, - 399) selon La république de Platon : la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l’arithmétique, la géomé- trie, l’astronomie et lamusique. Après Charlemagne, l’Europe s’est fragmentée, mais l’usagedulatinparlesintellectuelsapermislafonda- tiondelaRépubliquedesLettres,dontlepremierpro- moteur fut Érasme (1469-1536). Son plaidoyer (19) en faveurdel’unionpolitiquedel’Europefaceaudanger ottoman a été vain, car chaque prince a imposé sa re- ligion, réformée ou non, dans son État. Victor Hugo, en 1849, Richard Coudenhove-Kalergi et Winston Churchill, en 1923, Dwight D. Eisenhower, en 1951, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, de 1958 à 1963,ont,envain,appeléàunifierl’Europe,politique- ment et militairement. Notre désunion nous a coûté en deux siècles des dizaines demillions demorts, de blessés, de traumatisés, la destruction d’un énorme patrimoineetundéclassementsurlascèneinternatio- nale qui s’amplifie. En 2024, le 18 avril, M. Letta a rendu public sa vue prospective sur l’avenir dumar- chéunique.Le9septembre,M.Draghiadivulguéson rapport. L’un et l’autre dénoncent le recul industriel, économique et financier de l’Europe notamment par rapport aux États-Unis d’Amérique et à la Chine. Le 30octobre,M.Niinistöadénoncéladépendancecrois- santedel’Europeenmatièredesécuritéetdedéfense. Le retour au pouvoir deM. Trump, il y a un an, lui a permis de profiter de notre faiblesse. Àlafragmentationpolitiquedel’Europe,ilfautsubs- tituerlefédéralisme.Inventéen1787,ceconceptconci- lie l’unité, source de puissance, et le respect d’une diversité qui est source de créativité. Il permet ainsi, parexemple,ladéfensecommune,toutenmaintenant les spécificités des États fédérés, et une saine concur- renceentreeux, sansnuireà l’unité culturellede l’Eu- rope et à notremarché des idées. Espérons qu’une nouvelle génération d’hommes et de femmes d’État nous sortent du désastre auquel nous sommes confrontés. Cessons en tout cas de voter pour ceux qui en sont manifestement incapa- bles. Vouloir, comme l’UE, organiser une défense commune avant d’avoir uni politiquement l’Europe, n’a pas de sens. Le général de Gaulle l’avait dit en 1953, en conférence de presse à l’hôtel Continental, l’histoire a montré qu’il avait raison. En se fédérant, l’Europepourrait faireprimer lebiencommuneuro- péen sur les intérêts particuliers des États nationaux, afin que l’Europe puisse exister géopolitiquement dansunmondedeplusenplushostile.LaS€Dpour- suit ses efforts afin d’identifier et d’accompagner le premier gouvernement qui se laissera convaincre d’amorcer le processus fédératif. Pas d’accord, Professeur De Grauwe, la désunion de l’Europe n’est plus utile, mais nuisible ! 1) Voir Paul De Grauwe, “Hoe de politieke versnippering in Europauiteindelijkeenfantastischvoordeelbleek”in DeMor- gen ,https://urls.fr/dmZros ,29december2025. 2) Joel Mokyr partagé le prix avec Philippe Aghion et Peter Howitt,quiontaméliorélathéoriedelacroissancedurableà traversladestructioncréatrice. 3)VoirJoelMokyr, ACultureofGrowth:TheOriginsoftheMo- dernEconomy ,Princeton,PrincetonUniversityPress,2018,tra- duit par Pierre-Emmanuel Dauzat, La culture de la croissance. Lesoriginesde l’économiemoderne ,Paris,Gallimard,2019. 4)VoirJoelMokyr, Laculturedelacroissance.Lesoriginesdel’éco- nomiemoderne ,op.cit.,p.389. 5)Idem,p.225-258. 6) Idem, p. 389. Mieux informé sans doute, jusqu’à l’époque contemporaine,quiavuledéveloppementexponentieldela désinformation. Plus sage, on peut en douter au vu des guerresdereligion,desGuerresmondiales,desrégimestota- litairesdesXXeetXXIesièclesetdelapromessededestruction mutuelleassuréeencasdeconflitthermonucléaire. 7)Idem,p.278. 8)Idem,p.279-291. 9)Idem,p.331-334. 10)Idem,p.335,340,342. 11)Idem,p.379-381. 12)Idem,p.409. 13)Idem,p.410. 14)Idem,p.414-420. 15)Idem,p.424. 16)Idem,p.427-430. 17)Idem,p.437-482. 18)Idem,p.517-520. 19)VoirJean-PierreVandenBranden,«Érasmeetsontemps. Trente essais d’études érasmiennes », Bruxelles, Rotary Club BruxellesÉrasme,2022,p.21.

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