Agefi Luxembourg - février 2026
PRIX DU NUMÉRO : € 5,50 Le Journal Financier de Luxembourg NUMERO 02/408 ISSN1561-8366 www.agefi.lu 41, Zone Industrielle, L-8287 Kehlen (Luxembourg) Tel: +352 305757 1 - Email: agefi@agefi.lu FÉVRIER 2026 valuepartners.lu Comprehensive solutions for the alternative investment funds industry Sommaire t Économie L’économiemondiale sembleprendrede l’élan (Guy WAGNER, BLI) p.2 Qui est vraiment « à risque » ? (Philippe LEDENT, ING) p.9 t Fonds d’investissement 10 thèmes pour comprendre l’économie et les marchés en 2026 (EFG Bank) p.17 Les marchés peuvent-ils dérailler en 2026 ? (Rothschild&CoAsset Management) p.22 t Droit / Emploi Un fossé de confiance flagrant sur le marché du travail (Workmonitor de Randstad) p.36 Family offices : leadership et gouvernance au service du capital familial (Caroline LAMBOLEY) p.38 t Informatique financière Haussespectaculairedesviolationsdedonnées personnelles (Etude DLAPiper) p.44 Sommaire détaillé en page 2 " ! -(+%%& 9 : By Lionel De BROUX, Chief Investment Officer & Jade Marie BAJAI, Investment Strategist, Banque Internationale à Luxembourg I n many ways, 2025 marked the starting gun of a new race – one defined by rapid technologi- cal adoption, a reconfig- ured trade order, and a recalibration of global power. These shifts will require periods of adjust- ment, but they will also create new winners - some expected, and others less so. The central question is no longer simply what comes next, but who will lead: which sectors, regions and strategies will pull ahead in the contest for capital, innovation and resilience. Despite heightened uncertainty, global growth has proven more resilient than anticipated. In 2026, we expect more of the same; growth below historical averages, with both the US and Europe facing a period of modest expansion. Against this backdrop, artificial intelligence remains a powerful secular driver. While elevated valua- tions may trigger intermittent volatility, fears of a broad-based AI bubble appear overstated. In this environment, diversification alone is not enough; positioningmust be precise and deliberate. US equities remain a core allocation amid resilient growth The US continues to stand apart as a dynamic, innovative and capital-rich economy, and growth is expected to remain steady. While interest rate cuts may arrive more slowly than markets anticipate, we still expect policy easing over the course of the year, with rates ultimately reach- ing around 3 %. Fiscal support may also prove sup- portive as the Trump adminis- tration seeks to appeal to middle-income voters ahead of November’s midterm elec- tions. Combined with strong AI tailwinds, these factors should support double-digit earnings growth for US equity indices over the com- ing quarters. Continued on page 3 BIL Investment Outlook 2026 Who will be the winners? Key Takeaways: - The PwC Business Barometer recorded slightly improved to a score of +1 in January, up from -1 in December, pointing to early signs of stabilisation despite continued cau- tion. - Falling energy prices have eased inflation in Luxembourg, but strong labour market con- ditions and pro-growth policy measures increase the risk of renewed price pressures in 2026. - Inflation in the Euro Area slowed as growth momentum weakened, with employment stagnating and business activity showing mixed performance across countries. - Global financial markets remain fragile amid policy uncertainty, currency fluctuations, and volatility in safe-haven assets. Confidence rises amid easing inflation and lingering risks Read more on page 9 www.pwc.lu L es marchés parient sur un tour- nant monétaire rapide des deux côtés de l’Atlantique. Entre dés- inflation en zone euro et espoirs d’un pivot agressif de la Réserve fédérale américaine (Fed), les anticipations de baisses de taux se multiplient. À re- bours du consensus, l’analyse présentée ici estime ces scéna- rios trop ambitieux et anticipe une prudence persistante des banques centrales. Analyse de ChristopherDEMBIK, Senior Investment Strategy Adviser Pictet AM Zone euro En ce début d'année, le marché procède à un nouvel ajustement de ses anticipations de poli- tique monétaire à la lumière des dernières sta- tistiques. En zone euro, la désinflation progresse plus rapidement qu'attendu, principalement en raison d'une demande domestique atone, tandis que le récent franchissement par l'EUR/USD du seuil situé à 1,20 contribue à alimenter les spé- culations sur un assouplissement supplémen- taire de la Banque centrale européenne (BCE). Après avoir longtemps considéré que le taux ter- minal se situait à 2 %, le marché monétaire anti- cipe désormais une ultime baisse de 25 points de base à 1,75 %. Ce n'est pas notre scénario. 1. Certes, le taux de change effectif nominal de l'euro se situe proche de ses points hauts. Mais on sait que la BCE n'a pas pour habitude de réa- gir sous la pression. Selon nous, il fau- drait que l'EUR/USD se stabilise dura- blement au-dessus de 1,22 pour qu'elle envisage une possible baisse des taux. Ce seuil paraît lointain. Sous l'effet de prises de bénéfices, l'EUR/USD évolue actuellement autour de 1,19. 2. Une baisse du taux directeur ne se traduit pas automatiquement par une diminution du taux de change. Beaucoup d'au- tres paramètres entrent en compte : les flux, le position- nement des fonds spéculatifs, l'évolution de la balance com- merciale, le risque géopoli- tique etc. 3. L'intérêt macroéconomique d'une baisse du loyer de l'argent est limité dans un contexte où la liquidité est abondante et l'accès au crédit pour les entreprises et les particuliers aisé. Les taux directeurs n'ont aucune capacité à influer sur la demande qui reste le talon d'Achille de l'Union. En conséquence, nous nous attendons à ce que la BCE adopte une position attentiste cette année, avec un taux directeur stable à 2 % et n'opte pas pour une action préventive, contrai- rement aux anticipations du marché. États-Unis La nomination de KevinWarsh en remplacement de Jerome Powell a ravivé les anticipations de marché autour d'un pivot monétaire plus agres- sif. Beaucoup d'investisseurs tablent désormais sur des baisses de taux de 50 points de base en une seule fois et une réduction du bilan de la banque centrale. Ces scénarios sont excessifs. Par le passé, les tentatives de réduction du bilan ont systématiquement conduit à une hausse des taux longs. C'est un risque que la Fed ne peut pas se permettre de prendre cette année alors que le Trésor américain doit refinancer environ 1/3 de son stock total de dette. Cela conduirait à une envolée des taux et pousserait les États-Unis dans une spirale de la dette difficilement contrôlable. Si une réduction du bilan doit être envisagée, ce sera sûrement à partir de 2027 ou ultérieurement. Quant aux baisses de taux massives, c'est égale- ment peu probable. Le fonctionnement collégial du FOMC fait que son président a une voix importante, mais pas décisive. Au sein du Federal Open Market Committee (FOMC), seul un autre membre est sur la même longueur d'onde. C'est loin d'être suffisant pour obtenir la majorité de 7 votes. Nous tablons toujours sur deux baisses de taux de 25 points de base cha- cune ce semestre, avec un début en mars. Banques centrales : entre attentisme européen et prudence américaine The Monthly PwC Barometer (FRQRPLF &RQILGHQFH LQGLFDWRU LQ FROODERUDWLRQ ZLWK $*(), /X[HPERXUJ Vilret & Partners Avocats www.vilret-partners.lu NEW https://www.profileinvestment.com Lirearticleenpage12 quaerocapital.com INVESTING AWAY FROM THE CROWDS
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