Mensuel : Edition de décembre 2010
Rubrique : Télécommunication/Informatique
Titre : Les consommateurs achètent davantage de biens de deuxième main
Article : Durant le mois de septembre, TROC.COM, le n°1 du dépôt-vente, a interrogé 1000 consommateurs en Belgique quant à l'achat de biens de deuxième main (vêtements et voitures exceptés). Que font les gens de tous les objets qu'ils n'utilisent plus? Leur arrive-t-il d'acheter ou de vendre des objets d'occasion? Quel est l'impact de la crise économique sur leur comportement de vente et d'achat d'articles de deuxième main?

Il ressort tout d'abord de cette étude que près de la moitié des consommateurs (47%) donnent tout simplement ce qu'ils n'utilisent plus: 17% à la famille, 17% à des amis ou connaissances et 13% à tel ou tel organisme ou œuvre de bienfaisance. 15% des personnes interrogées ne peuvent tout simplement pas se défaire de leurs objets et préfèrent les stocker pour parfois très longtemps – voire indéfiniment - dans la cave, le garage ou le grenier. Près d'une personne sur cinq (19%) réfléchit de façon un peu plus pratique et cherche à vendre ses biens non utilisés. Pourquoi ne pas vendre? La réponse de 32% des personnes sondées apparaît logique: parce qu'elles n'ont rien à vendre. Elles sont 28% à indiquer ne pas avoir le temps de s'occuper d'une telle opération. 12% n'y avaient pas encore réfléchi. Internet apparaît aujourd'hui comme le canal le plus populaire pour qui cherche à mettre quelque chose en vente.

"Nous recevons davantage de demandes liées à la mise en ligne d'un objet, indique Michel Vergeynst, administrateur délégué des magasins TROC.COM d’Esch et de Luxembourg. Des demandes d'information, d'estimation. On va par exemple nous interroger quant aux dimensions exactes d'un miroir ou d'un tableau. Et puis, certains visiteurs désireux de découvrir de leurs yeux un objet déniché sur le site visitent nos magasins, parfois pour la première fois. L'impact du site Internet TROC.COM croît de façon incontestable". La moitié des répondants passent par les services d'un site de vente aux enchères ou d'objets de seconde main. 27% choisissent un marché aux puces ou une brocante et 8% placent une annonce dans un journal ou un toutes-boîtes. 9% des personnes interrogées s'adressent à un magasin de dépôt-vente pour trouver un acheteur pour leurs objets de deuxième main. Ce modèle de vente a pour avantage de réunir les trois intervenants (vendeur, intermédiaire et acheteur) autour d'un but commun: permettre une vente rapide à un prix correct.

Plus que jamais, chacun est à l'affût de trésors cachés au fond de son grenier pour en tirer parti. Ainsi, près d'un quart des répondants (24,3%) indiquent vendre davantage de biens de deuxième main qu'avant la crise. Michel Vergeynst confirme cette vision."La consommation est toujours là et la période de crise favorise la vente de biens d'occasion. Mais nous constatons que, pour les pièces de plus grande valeur, le temps de réflexion peut être un peu plus long: une cliente voudra avoir l'avis de son mari avant de choisir. Pour ces 'grosses pièces', le processus de vente est donc légèrement rallongé. Mais c'est la seule différence. Nous ne subissons pas la crise comme certains autres pays. Le Luxembourg a toujours été un peu à part: on y ressent moins de pointes et de creux. Et dans nos magasins, le nombre de visiteurs a augmenté de 19% au cours des derniers mois." Seules 3,7% des personnes sondées affirment vendre moins aujourd'hui. Offrir une nouvelle vie à une vieille armoire ou télévision constitue donc une bonne opportunité pour mettre du beurre dans épinards. Ainsi, au cours des 12 derniers mois, un répondant sur cinq (19,7%) a gagné plus de 200 euros en se débarrassant d'objets inutilisés. Dans 2,6% des cas, le montant obtenu a même dépassé les 800 euros.

Dans le même temps, on constate que, aujourd'hui, les gens réfléchissent à deux fois avant d'ouvrir leur porte-monnaie pour acheter du neuf. Ils sont de plus en plus nombreux à opter pour le deuxième main: 23,8% des personnes interrogées reconnaissent acheter davantage de biens de deuxième main depuis le début de la crise économique. Démarche que Michel Vergeynst confirme "Précédemment, les gens se seraient simplement débarrassés de ce qui ne les intéressait plus. Désormais, ils cherchent à le valoriser. En raison de la crise économique, on compte un plus grand nombre de déposants chez TROC.COM. Et l'offre plus conséquente qui en découle entraîne automatiquement une augmentation du nombre de visiteurs et un accroissement des ventes".

Pierre Boseret, Directeur Général de TROC.COM Belux et Allemagne: “La crise économique a incité beaucoup de personnes à modifier leurs habitudes de consommation et à réduire celle-ci. Ils sont nombreux à s'orienter vers des objets de deuxième main de qualité. Il n'y a pas que l'aspect financier qui joue dans cette décision, mais aussi l'esprit écologique. 6 Belges sur 10 considèrent qu'ils agissent en faveur de l'environnement en achetant ou en vendant des articles de deuxième main. Lors de notre enquête de 2007, seuls 53% des participants mentionnaient cet aspect.” TROC.COM a aussi interrogé nos voisins quant à leurs critères de choix vis-à-vis d'un canal de vente. Pour un tiers des répondants (33,4%), la rapidité de la vente est le principal élément, devant la facilité, le fait qu'ils ne doivent pas se déplacer (24,1%). Ils sont 16,7% à privilégier la garantie d'être payés en cas de vente.

De plus en plus de consommateurs choisissent aujourd'hui la voie du deuxième main, que ce soit pour vendre ou pour acheter. Pas moins de 44% des personnes interrogées ont acheté un bien de seconde main au cours des 12 derniers mois. Ce sont d'abord les livres, les CD et les DVD (45,8%), les antiquités et les vieux objets (15%) qui passent facilement d'une personne à une autre.

Le top 3 des articles de seconde main les plus vendus est complété par les appareils électriques (14,9%). Pour 6 personnes sur 10, le fait de réaliser une bonne affaire financière constitue la principale motivation d'achat. La possibilité de mettre la main sur quelque chose d'original, un produit avec une "histoire", ou qui ne serait plus disponible par un autre canal, est privilégié par 14,9% des répondants. Certaines des personnes interrogées préfèrent ne pas acquérir de biens de seconde main. Parfois parce qu'elles n'apprécient pas le fait que l'objet ait déjà été utilisé (23,7%), parce qu'ils ne le trouvent pas à leur goût (21,2%) ou tout simplement parce qu'ils jugent plus facile d'acheter quelque chose de nouveau (18,3%).

En septembre 2010, TROC.COM, le leader européen du dépôt-vente d'articles de deuxième main a interrogé 1.000 Belges via Internet quant à leur sentiment vis-à-vis de l'achat et de la vente de biens de deuxième main (à l'exception de vêtements et de voitures). Cette enquête a été conduite par iVox. Au cours de l'été 2007, TROC.COM avait mené une enquête similaire auprès de 500 Belges et Luxembourgeois.

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