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| Mensuel : | Edition de décembre 2010 |
| Rubrique : | Bourse/Fonds |
| Titre : | CAIA educational event |
| Article : | L’association CAIA (Chartered Alternative Investment Advisers) a organisé, en date du 2 décembre dernier, son deuxième educational event à Luxembourg, à l’occasion duquel deux orateurs sont intervenus, l’un pour présenter certains aspects concernant des mesures de risque en Private Equity, l’autre pour faire le point sur les derniers développements et les perspectives de la Directive AIFM(x).
L’association CAIA regroupe actuellement quelque 4200 membres de par le monde, généralement tous des professionnels de la finance. Ses missions sont: - Fournir aux membres une connaissance approfondir des investissements alternatifs; - Préconiser de hauts standards en terme de conduite professionnelle; - Etablir la désignation CAIA en tant que référence pour l’industrie alternative; - Promouvoir le développement professionnel à travers la formation continue; - Faciliter la communication parmi les professionnels de l’industrie. Le Grand-Duché de Luxembourg connait une croissance importante du nombre de ses membres puisqu’il en compte actuellement 37, sachant que ce chiffre est vraisemblablement plus important puisqu’il ne tient pas compte des membres résidant dans les pays frontaliers. L’association est organisée en chapters, qui sont actuellement au nombre de onze, dont 5 en Europe. A Luxembourg, un team de 4 personnes composé de Daniel Capocci, PhD – CAIA, Investment Manager chez Architas Multi-Management, Pierre Goes, CAIA, Senior Manager chez KPMG Audit, Christian Berbé, CAIA, Professeur de Finance et Philippe Debatty, CAIA, Managing Director chez Alternative Advisers, souhaitant à la fois promouvoir les valeurs de l’association et concourir au dynamisme de la place financière, s’active dans l’organisation d’événements qui devrait déboucher, en 2011, au lancement d’un chapter luxembourgeois. Le premier intervenant de la soirée fut Didier Guennoc, Directeur à LDS Partner, expert dans l’évaluation des portefeuilles de Private Equity, et conseiller de nombreuses associations dont l’EVCA (European Private Equity and Venture Capital Association). En introduction, l’orateur a rappelé que, dans un passé récent, le Private Equity a connu 3 cycles différents en termes de flux: - Jusqu’en 2008, où les fonds levés étaient supérieurs aux investissements réalisés et où les stratégies de sur-engagement étaient monnaie courante; - Les 9 premiers mois de 2009, au cours desquels le marché était atone, dans une situation de "gueule de bois" où il y avait à la fois très peu de flux entrants et d’investissements; - Depuis, où l’on assiste clairement à une nette reprise des investissements, alors que la levée de fonds est encore timide. Après avoir rappelé les différents intervenants et les mécanismes d’une structure d’investissement typique de Private Equity, Dider Guennoc s’est attardé sur une définition de la Value at Risk (VaR), tant il est important de donner les bons outils aux investisseurs institutionnels afin qu’ils puissent appréhender le profil de risque de leurs investissements dans le non-côté. La VaR dépend à la fois de l’exposition au risque et de la notion de risque elle-même. Au niveau du premier élément, dans le domaine du Private Equity, une confusion typique est que la NAV du fonds égale toujours la Net Present Value (NPV) des investissements, ce qui n’est pas toujours le cas, dans la mesure où certains engagements ne sont pas encore investis dans le fonds. Néanmoins, dans un environnement risqué, il y a lieu de tenir compte également de ces promesses d’investissements. Ensuite, l’intervenant distingue 4 catégories de risque: - Le risque de liquidité, qui provient d’une sortie avant la date d’expiration du fonds. Bien qu’il existe un marché secondaire, des décotes importantes peuvent se matérialiser par rapport à la NAV reportée du fonds. Les conditions de sortie de chaque investisseur sont idiosyncratiques dans le sens qu’un prix relevé sur une transaction secondaire n’est pas forcément indicatif de la valeur du fonds; - Le risque de financement, très présent en raison du laps de temps important entre les appels de fonds et la phase de distribution; - Le risque de marché, significatif dans la phase de sortie; - Le risque en capital, qui dépend essentiellement de la qualité du manager et de l’environnement financier général. Enfin, l’orateur s’attarde sur 2 modèles d’estimation du risque dans lesquels celui-ci est capturé soit à travers la distribution attendue de la NPV à un certain moment, soit à travers la volatilité attendue de la NAV d’un fonds, au moyen d’indices appropriés. Cette dernière approche, dans laquelle les engagements non réalisés ne sont pas pris en compte, est probablement plus adaptée aux investisseurs dont les investissements en Private Equiy sont limités, mais est vraisemblablement moins pertinente pour les investisseurs professionnels. Pour la deuxième présentation de la soirée, qui avait pour thème la Directive AIFM, nous avions la chance d’accueillir Sohail Jaffer, membre du conseil régional (EMEA) de l’AIMA, membre actif du groupe de travail "Luxembourg for Finance" et de l’ALFI, et rédacteur de nombreux articles et publications sur les investissements alternatifs. En effet, après plus de 18 mois d’intenses négociations entre les états membres de l’UE, le Parlement Européen a voté la Directive AIFM (du moins son premier niveau), qui introduira pour la première fois une réglementation européenne pour les gérants des fonds alternatifs (hedge funds, private equity et real estate), qui vise globalement à mieux réguler ces activités, améliorer la protection des investisseurs, et développer un marché unique européen pour ce type de fonds. Néanmoins, la route est encore longue (jusqu’en 2018) avant que cette Directive ne sorte pleinement ses effets. Après avoir rappelé les principales caractéristiques de la Directive, l’orateur a insisté sur le rôle très important joué par l’AIMA, association qui regroupe près de 1200 membres institutionnels déployés dans plus de 40 pays, et qui vise à développer l’industrie de la gestion alternative. Ainsi, cette organisation a fait preuve d’un constant et intense lobbying auprès des instances européennes pour faire évoluer les textes. Son travail n’est d’ailleurs pas terminé, car il reste à implémenter les mesures techniques qui seront précisées dans les niveaux 2 et 3 de la Directive. Plus que jamais, le rôle de l’AIMA est crucial. (x) les présentations des orateurs sont disponibles sur simple demande Philippe Debatty, CAIA Managing Director Alternative Advisers S.A. pdebatty@alternativeadvisers.com |
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