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Par David GIABBANI, avocat à la Cour
Le Compliance Officer exerce l’une des fonctions les plus paradoxales de l’entreprise moderne. Recruté pour protéger l’établissement, il doit parfois s’opposer à ceux qui le dirigent. Alerter, contester une pratique, demander l’arrêt d’une opération : son utilité tient précisément à sa capacité de dire non. Mais lorsque ce non dérange, l’indépendance attendue se heurte à une réalité moins volontiers discutée : il reste le salarié de l’entité qu’il contrôle.
La question n’est pas de savoir si la conformité doit être indépendante. Elle est de savoir jusqu’où nous sommes prêts à protéger cette indépendance lorsqu’elle devient inconfortable pour l’employeur.
Au Luxembourg, il serait inexact...
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