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Par Guillaume DERRIEN, Senior Economist, BNP Paribas
Réunis à Sintra (Portugal) du 29 juin au 1er juillet dernier, les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ont adopté un ton résolument mesuré, trois semaines à peine après avoir relevé les taux directeurs. Cette décision, prise à l’unanimité, répondait au choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. Depuis, les prix de l’énergie ont nettement reculé et les données d’enquête et d’inflation de juin ont évolué favorablement. Les effets indirects du choc énergétique restent, à ce stade, difficiles à évaluer pleinement. Nous maintenons notre scénario d’une nouvelle hausse de taux de la BCE en septembre, même si les risques sur l’inflation se sont atténués, ce qui la rend...
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