Le Mensuel d’AGEFI Luxembourg
Monthly report of AGEFI Luxembourg
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Mensuel : Edition de janvier 2008
Rubrique : Emploi
Titre : Etre une femme constitue encore la principale barrière à la promotion professionnelle
Article : Une étude a été menée par Accenture auprès de 2246 cadres dirigeants dans plus de 13 pays. L’objectif de cette enquête est d’établir quels sont les critères qui favorisent ou qui, au contraire, constituent des barrières à la promotion professionnelle. L’enquête est divisée en 3 thèmes: réussite professionnelle, équilibre vie privée/vie professionnelle, leadership.

La réussite professionnelle

Le rapport dévoile que dans certains pays (en Asie, Amérique du Nord et certains pays d’Europe), les cadres dirigeantes estiment que leur statut de femme a eu un poids déterminant dans l’évolution de leur parcours professionnel. Selon les françaises, le critère du sexe est classé premier facteur d’obstacle à leur réussite. En revanche, les hommes le classent en 10ème position (parmi les derniers facteurs), derrière les facteurs de chance ou économiques. On remarque que les femmes ont des attentes moins ambitieuses que les hommes en matière de réussite professionnelle. Plus particulièrement, l’enquête révèle que femmes et hommes estiment avoir progressé professionnellement selon le rythme qu’ils avaient estimé – ou plus vite qu’ils avaient estimé – en début de carrière (Résultat en France: 74% des femmes contre 78% des hommes). Cependant, des différences selon le sexe existent en ce qui concerne l’estimation de la marge de progression par rapport aux collègues hommes ou femmes. Une majorité d’hommes (55%) et de femmes (57%) affirme avoir progressé plus vite que leurs collègues femmes. En Chine, cette affirmation est particulièrement élevée (78% de femmes et 90% d’hommes). En revanche, à l’échelle mondiale, seulement 37% des femmes estiment avoir progressé plus vite que leurs collègues masculins. En France et en Suède, la proportion s’élève respectivement à 44% et 42 %, alors qu’en Allemagne et en Australie elle est beaucoup plus faible (respectivement 15% et 14%).

Equilibre vie privée/vie professionnelle

Les résultats de l’étude montrent que, globalement, le poids de l’équilibre vie familiale/vie professionnelle est plus lourd à porter pour les femmes, qui se sentent plus sous pression que les hommes pour réussir à concilier les deux. Ce sont les françaises qui disent avoir le plus de mal à réussir à combiner vie professionnelle et vie familiale (66%). Alors que moins d’un tiers des personnes interrogées (30% des hommes et 29% des femmes) affirment "vivre uniquement pour leur travail", la majorité des femmes disent, sur l’échelle mondiale, devoir sacrifier leur vie privée davantage que ce qu’elles auraient pu imaginer en début de carrière. En France, le décalage entre la vision que se faisaient les femmes de leur vie professionnelle et la réalité est important (15 points de décalage). Les nouvelles technologies ne sont pas toujours perçues comme un moyen de faciliter l’équilibre vie professionnelle/vie familiale. En Chine et au Canada, les nouvelles technologies sont même vécues comme des pièges par les femmes (respectivement 52% et 45%). En revanche, 6 françaises sur 10 estiment que les nouvelles technologies facilitent la gestion de leur travail. C’est plus qu’en Suède (42%) et en Hollande (37%), mais moins qu’en Italie (74%) et en Chine (78%).

Leadership

Selon l’étude, tous les hommes et femmes interrogés dans les différents pays, dont la France, s’accordent très clairement sur les caractéristiques qui définissent un bon leader. A l’échelle mondiale, les 5 qualités jugées les plus importantes sont les suivantes: "l’aptitude à rester calme en période de crise" ; "la capacité à prendre des décisions" ; "être conscient de ses faiblesses" ; "faire confiance aux autres" ; "être soucieux du bien être de ses employés". En France, la "capacité à faire confiance aux autres" est jugée moins importante que la capacité à être "visionnaire". Cependant, environ la moitié des femmes et des hommes interrogés identifie, au même titre que les français, certains traits de caractère jugés propres aux femmes et aux hommes. Par exemple, tous attribuent aux femmes les qualités d’humanité nécessaires à un leader, telles que "la conscience de ses propres faiblesses" ou "le souci du bien être de ses employés". Les hommes, quant à eux, sont dits davantage capables de "prendre des décisions" ou davantage autoritaire. A l’échelle mondiale, les hommes sont considérés comme étant plus visionnaires que les femmes, alors qu’en France, les femmes s’estiment plus visionnaires que les hommes.

Accenture a mené cette enquête en ligne auprès de 2246 cadres dirigeants de tous niveaux de management, du manager à l’associé. Les interrogés sont composés de 62% de femmes et de 38% des hommes. L’enquête s’est déroulée dans 13 pays: Autriche, Canada, Chine, France, Allemagne, Italie, Japon, Hollande, Norvège, Suède, Suisse, la Grande Bretagne et les Etats-Unis. Elle a eu lieu entre janvier et février 2007. Entreprise internationale de conseil en management, technologies de l'information et externalisation, Accenture conçoit et met en œuvre des solutions innovantes pour aider ses clients, entreprises et administrations, à accroître leur performance.

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