|
Accueil / Home | |||
| Chercher / Search |
| Mensuel : | Edition de juillet 2004 |
| Rubrique : | Travail temporaire |
| Titre : | Adecco s'en tire pour 100 millions d'euros de frais d'audit |
| Article : | Les déboires comptables d'Adecco coûteront 100 millions d'euros en frais d'audit et autres honoraires mais le groupe d'intérim n'aura pas à retraiter ses résultats, ce qui écarte les dernières craintes de crise financière.
"Le cabinet Ernst & Young a confirmé au conseil d'administration qu'il va délivrer une certification sans réserve de l'ensemble des éléments financiers consolidés préparés selon les normes U.S. GAAP", écrit le président exécutif John Bowmer dans un communiqué. "Il n'y aura pas de retraitement de comptes des exercices précédents", ajoute-t-il. Les comptes 2003, par deux fois repoussés, font apparaître un bénéfice net de 305 millions d'euros, en hausse de 26% par rapport à 2002. L'assemblée générale annuelle aura finalement lieu le 29 juin, indique le groupe suisse. 36 millions de FS de charges au T1 La crédibilité du groupe de travail temporaire avait été fortement affectée après l'annonce en janvier de la découverte d'irrégularités dans les comptes de sa filiale nord-américaine puis sa mauvaise gestion de cette affaire, qui avait fait baisser son cours de Bourse de moitié. Adecco avait affirmé que ces irrégularités, qui ont coûté leur poste à son directeur financier et au responsable des opérations américaines, n'auraient pas de conséquence grave sur ses comptes. Les analystes avaient chiffré leur coût à moins de 100 millions d'euros. "C'était largement attendu. Le plus positif est qu'il n'y a pas de retraitement", déclare Ronald Wildmann, analyste chez Banque Leu. "C'est à se demander pourquoi il y a eu toute cette affaire". Les 100 millions d'euros de dépenses liées au travail d'audit supplémentaire, aux litiges et aux investigations ont été comptabilisés à hauteur de six millions d'euros dans les comptes 2003 et le solde sera porté dans ceux de 2004, dont environ 36 millions au premier trimestre. "Le résultat (2003) est légèrement inférieur à mon estimation mais il y a eu probablement des éléments exceptionnels négatifs en Amérique du Nord et positifs en France", ajoute Ronald Wildmann. Le groupe, numéro un de l'intérim aux Etats-Unis où il est le principal concurrent de Manpower, a fait état d'une demande en hausse pour le travail temporaire, en parallèle à la reprise économique. Dans le communiqué, le directeur général Jérôme Caille estime qu'Adecco est bien positionné pour une poursuite de sa croissance et ajoute que l'amélioration des indicateurs économiques laisse prévoir une tendance favorable pour le reste de l'année. |
Retour début de page
