Mensuel : Edition de mai 2004
Rubrique : Télécommunications
Titre : Comment le reporting bancaire peut contribuer à la Corporate Performance Intelligence des banques
Article : FRS : solutions d’analyse financière

Les banques mondiales sont confrontées à de nombreux défis à l'heure actuelle. Elles sont mises sous pression de maximiser la valeur pour les actionnaires et d'optimiser les coûts. De plus, les banques doivent faire face à toute une série de règles et de législations complémentaires dans le domaine de leur reporting.


Dans le monde entier, les législateurs, les banques centrales et les autorités monétaires définissent de nouvelles réglementations qui affectent la compétitivité, les performances et la rentabilité des institutions financières. En effet, se conformer aux nouvelles législations en matière de reporting est une activité coûteuse et, par conséquent, les banques cherchent dorénavant à optimiser certains de ces coûts en pensant au-delà de la mise en conformité. Elles doivent chercher des manières pour transformer l’augmentation de la pression législative en une hausse des rendements financiers et opérationnels.

En investissant dans des solutions qui convertissent leurs données de reporting en une puissante source de ‘corporate performance intelligence’ (données sur les performances de l'entreprise) universellement accessible, les banques peuvent générer un rendement plus important à travers leurs opérations, processus, gens et technologie.


Charges de reporting financier grandissantes

Au niveau national, les exigences de reporting externe sont principalement celles imposées par le législateur : rapporter à la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) et à la Banque Centrale du Luxembourg (BCL). Pour l’instant, ces deux voies ne demandent pas de fournir des efforts différents : bien que les autorités aient leurs propres objectifs (la BCL a des besoins statistiques, la CSSF est en charge du contrôle prudentiel), un reporting complet et identique peut être soumis.

Au niveau des exigences émanant de l’Accord de Bâle II et des normes IAS/IFRS, les banques luxembourgeoises font face à des charges de reporting bancaire considérables. L’Accord Bâle II aligne les calculs de capital réglementaires aux risques de crédit, du marché et (nouveauté de Bâle II) opérationnels inhérents à l'institution en question. Dans certains domaines, l’Accord de Bâle II permet aux pays d’y greffer leurs propres exigences. Ainsi, les autorités luxembourgeoises verraient bien se développer davantage les activités de capital-risque au Luxembourg. Pour ce faire, l’Accord constitue une plate-forme idéale. On peut donc s’attendre à ce que le Luxembourg sera parmi les premiers pays à mettre Bâle II en application.

Les banques incorporées dans des groupes cotées en bourse seront soumises à un système supplémentaire. Le système comptable IAS/IFRS sera effectif à partir du 1ier janvier 2005 générant d’autres demandes de la part des maison-mères. Ici aussi, le Luxembourg fait partie des pionniers : toutes les banques (cotées ou non en bourse) doivent se conformer aux critères IFRS à partir de 2007. D’autres pays n’ont pas encore pris de décision en ce qui concerne l’implémentation de l’IFRS ou suivent un chemin similaire que le Luxembourg.

La combinaison de ces instruments modifie la fonction du reporting en augmentant la régularité, la complexité et l'importance du reporting financier requis. À l'heure actuelle, il s'agit moins de fournir des informations historiques que d'avertir à l'avance de l'exposition aux risques potentiels. La fréquence et l'ampleur du reporting financier n'est donc plus trimestrielle ou mensuelle, mais quotidienne et ‘quasiment en temps réel’. Cependant, de nombreux systèmes de reporting ne peuvent pas encore gérer ces obligations conséquentes.

Optimisation des coûts grâce à un reporting centralisé et à l’analyse financière
Les banques luxembourgeoises investissent d'ores et déjà dans des projets individuels de mise en conformité réglementaire de manière isolée. Chacune des initiatives technologiques est un projet complexe et indépendant. Pour chaque réglementation, les équipes de projet doivent rassembler, traduire et fournir des données issues de systèmes et de départements institutionnels différents. L'intégration de différentes sources d'informations d'entreprise et de différents systèmes hérités prend toujours beaucoup de temps, est laborieuse et peu flexible. Un autre inconvénient de cette approche fragmentaire est que les environnements réglementaires changent fréquemment. En abordant chaque loi séparément, le coût total de mise en conformité est multiplié.
Il est maintenant temps pour les banques d'envisager une approche plus automatisée, rationalisée et centralisée de la collecte, de la conversion et de la fourniture des informations de reporting. Grâce à une nouvelle solution commerciale appelée 'financial analytics’ (l'analyse financière), les données de reporting sont converties et peuvent être exploitées pour proposer une meilleure business intelligence dans toute la banque afin de compenser les nombreux de frais de mise en conformité.

Une base de données centrale propose aux utilisateurs de toute la banque une manière cohérente de consulter les informations aux niveaux local/régional mais dans un cadre de reporting centralisé.
Chacun peut examiner et utiliser les données ou les fournir dans une forme respectant les différences réglementaires nationales. Rassembler les données de régulation de sources disparates en un seul lieu optimise les coûts, augmente l'intégrité des données et prend en charge un journal d'audit complet pour tracer les erreurs. Cela signifie également qu'en mettant en place une base de données centralisée, les informations peuvent être fournies dans le format demandé par des régulateurs nationaux individuels sans nécessiter d'onéreuses personnalisations.

Le reporting centralisé contribue à la Corporate Performance Intelligence
La centralisation des données de reporting internes et externes en une seule base de données d'entreprise améliore non seulement l'intégrité, la traçabilité et l'accessibilité des données. De plus, les banques peuvent se baser sur le cadre de reporting financier centralisé afin d'obtenir des informations de gestion, un reporting et une analyse cohérents.

Par exemple : les informations utilisées généralement pour le reporting financier comprennent des données relatives aux produits, aux volumes de ventes et aux bénéfices. Grâce à une bonne base de données centralisée, les informations de reporting peuvent être réorganisées pour soutenir la prise de décision dans l'entreprise, se traduisant par une grande visibilité des éléments suivants:
- performances commerciales globales et KPI
- expositions aux risques et du profil de risque des clients
- contrôles de gestion
- résultats commerciaux
- rentabilité des produits et des secteurs d'activité
- tendances d'achat des clients
- benchmarking de la productivité et de l'efficacité

De cette manière, les banques sont en mesure de tourner à leur avantage l’augmentation de la pression législative en matière de reporting bancaire. En réutilisant les données à des fins managériales grâce au modèle central standard, elles peuvent optimiser leurs coûts de reporting bancaire et en même temps réaliser des synergies pour améliorer les flux et la qualité des informations de gestion, améliorant par là leur rendement financier et opérationnel.

Alain Tayenne, General Manager
FRS www.frsglobal.com
FRS développe des logiciels pour
le reporting financier et l'intelligence financière

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