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| Mensuel : | Edition de juin 2002 |
| Rubrique : | La Place |
| Titre : | Des luxembourgeois investissent en Roumanie |
| Article : | Une délégation d’entreprises luxembourgeoises s’est rendue en Roumanie du 16 au 18 avril, conduite par la Chambre de Commerce de Luxembourg, à l’occasion de la visite de Son Excellence Madame Lydie Polfer, Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce Extérieur.
Avec plus de 22 millions d’habitants, la Roumanie constitue le second marché d’Europe centrale, ce qui rend ce pays particulièrement intéressant pour les entreprises étrangères. Bien que la transition vers l’économie de marché ait été douloureuse (puisque la Roumanie s’était enfoncée dans la récession et dans la tourmente de l’inflation tout au long des années 90), elle renoue, depuis 2000, avec la croissance économique. D’une part, l’inflation est passée de 41% en 2000 à 30% en 2001 et l’objectif 2002 est de passer à 20% jusqu’à la fin l’année, d’autre part, les investisseurs se montrent de plus en plus confiants. Notamment, les entreprises italiennes et allemandes sont fortement présentes sur le marché (20 respectivement 15% de parts de marché), la France et les Etats Unis sont les investisseurs les plus importants en volume (plus d’un milliard de dollar chacun depuis 1990) ainsi que le Luxembourg qui se classe ici en 11e position. En effet, le retour de la croissance économique et la perspective de l’adhésion à l’Union Européenne offrent un cadre sécurisé aux investissements. Par ailleurs, s’il est vrai que la politique du « pot de vin » continue à exister à tous les échelons de la vie administrative, voire dans les relations entre entreprises privées, il est appréciable de remarquer que les organisations mafieuses sont quant à elles quasiment absentes du pays. Alors que certains investisseurs viennent conquérir de nouveaux marchés dans le domaine des biens d’équipement (p.ex. Lafarge, Agrilux), des biens de consommation (p.ex. Carrefour, Metro) ou des services (p.ex. Société Générale, France Telecom), d’autres, plus nombreux encore, viennent y établir des entités de production dans des domaines très variés, parmi lesquels on pourrait aussi bien citer l’industrie chimique (p.ex. Michelin), que la fabrication de mobilier (p.ex. Ikea), le développement de logiciels informatiques (p.ex. Ubi Soft) ou même la sous-traitance de travaux d’architecture. La Roumanie est surtout un pays qui permet de trouver une main d’œuvre de très haut niveau (ingénieurs, informaticiens, ouvriers spécialisés) souvent bilingue ou trilingue et ce à de très faibles coûts. En effet, le salaire moyen est de 120 EUR net par mois ; une démarche payante pour les entreprises qui font le choix de s’y implanter. Au-delà de la très grande qualité de la main d’œuvre roumaine, il faut bien garder à l’esprit que les Roumains ont un fort sentiment d’attache à leur pays. Ceux qui n’ont pas émigrés dans le courant des années 90, sont ceux qui n’ont pas voulu quitter leur pays et souhaitent y rester, souvent pour leur famille, car la famille est une notion essentielle en Roumanie. Ainsi, les sociétés étrangères obtiennent d’excellents rendements, grâce à des salariés tant fiers que satisfaits. Jean-Marc Assa Luxembourgeois établi à Bucarest Consultant senior, Le Comitium Romania S.r.l. contact@comitium.ro |
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