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| Mensuel : | Edition de juin 2010 |
| Rubrique : | Informatique Bancaire/IT |
| Titre : | La fonction trésorerie au service de la performance et de la stratégie d’entreprise |
| Article : | La position nette de trésorerie consolidée: quelle réalité?
Le reporting périodique de la position nette de trésorerie consolidée est l’un des piliers de la communication financière et une priorité pour le management des entreprises ; véritable outil de pilotage stratégique, il supporte également les opérations de gestion quotidiennes et favorise l’optimisation continue du BFR. La production de ce reporting est en réalité toujours difficile, en particulier pour les groupes internationaux décentralisés dont les flux d’exploitation et financiers émanent d’un nombre croissant d’entités ou filiales à l’étranger. Aussi, confrontées à la difficulté et au coût afférents au calcul de la position nette de trésorerie, certaines sociétés se cantonnent à un reporting au mieux trimestriel ; alors que les principes de gouvernance mettent en exergue la capacité avérée des entreprises à assurer une bonne gestion de leur liquidité et endettement, cet état de fait apparaît inacceptable au regard des standards actuels largement acceptés de contrôle et de transparence dans le domaine de la trésorerie d’entreprise. En termes opérationnels, le manque de visibilité sur la position nette de trésorerie a pour corollaires l’impossible mesure de la liquidité disponible, la gestion inadéquate des soldes bancaires et la prise de décisions d’équilibrage inappropriées se traduisant par un recours éventuel à des opérations superflues et onéreuses de financement de l’activité. Ces opérations engendrent naturellement une contraction des lignes de crédit de l’entreprise qui sont pourtant l’un des fondements de sa rentabilité ou, dans les cas les moins favorables, de sa survie. Une conséquence également préoccupante pour les équipes de trésorerie est le défaut d’appréciation des différentes expositions de l’entreprise aux risques financiers de change, taux ou contrepartie et la difficile mise en œuvre de stratégies de couverture efficaces. La problématique du reporting de la position de trésorerie consolidée n’est pas nouvelle. Elle a cependant été exacerbée par la crise financière avec deux impacts majeurs: le rationnement du crédit et la gestion plus que jamais nécessaire des risques et plus particulièrement du risque de contrepartie. Si l’on considère de surcroît les conséquences du passage à SEPA et des migrations vers Swift ou Ebics qui imposent des restructurations au sein des systèmes de gestion des trésoreries d’entreprise, il semble que le moment soit opportun pour les trésoriers de passer en revue leurs process et utiliser la technologie la mieux à même de répondre aux évolutions et enjeux actuels. A ce titre, une nouvelle approche, le BPM, génère de plus en plus d’intérêt. L’approche BPM au service de la trésorerie d’entreprise Le BPM pour Business Process Management est une approche centrée sur les processus métiers de l’entreprise qui connaît aujourd’hui un fort développement. Les processus sont modélisés graphiquement dans leur dimension applicative et humaine ; les règles de gestion en vigueur au sein de l’entreprise mais également les rôles et prérogatives de chaque utilisateur sont directement incorporés dans le système d’information de l’entreprise ; L’exécution des processus gagne ainsi en transparence et leur pilotage devient plus aisé. L’illustration ci-dessus rend bien compte de ce que le BPM peut apporter aux trésoreries d’entreprise dans le cas particulier du processus de calcul de la position de trésorerie quotidienne: les différentes étapes sont explicites (collecte et contrôle des relevés bancaires, traitement automatisé suivi par des rapports de consolidation) et le pilotage du processus facilité par l’identification en temps réel des résultats obtenus ou actions restant à entreprendre. L’approche BPM apporte de nombreux avantages: elle permet la définition des process de l’entreprise, leur exécution et leur supervision au sein d’une vue unifiée orientée métier. Claire et concise, elle devient un formidable support opérationnel ainsi qu’un outil de pilotage puissant, support stratégique de la prise de décisions et de l’amélioration de la performance. Au delà de sa fonction de cash manager, le trésorier se doit aujourd’hui plus qu’avant d’assurer une gestion éclairée des risques financiers et non financiers de l’entreprise et fournir aux entités opérationnelles ainsi qu’à la direction générale les informations et le support qui sont les clés de la performance de l’entreprise. Choisir la technologie adaptée, loin d’être un but en soi, devient pour lui la meilleure façon d’optimiser son temps et de se consacrer effectivement à ces enjeux. Tatiana Liber, Directrice Marketing, IT2 Treasury Solutions |
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