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| Mensuel : | Edition de juin 2010 |
| Rubrique : | Informatique Bancaire/IT |
| Titre : | Rencontre avec Xavier Dubois, Product Strategy Director et Siegfried Van Puyvelde, Customer Relationship Director FinArch
L’Intégration Risque et Finance : une nécessité que de plus en plus de banques reconnaissent |
| Article : | Présentez-nous Financial Architects (FinArch)
Financial Architects (FinArch) est un éditeur spécialisé dans la niche des solutions de gestion bancaire. Basé en Belgique, FinArch réalise chaque année 100% de son chiffre d'affaires dans le secteur bancaire, et ce depuis 1997, date de sa création. Cela en fait un des acteurs les plus focalisés dans le secteur des progiciels bancaires. Aujourd’hui, ce sont plus de 200 collaborateurs qui œuvrent au service de 144 institutions financières de part le monde. Nos clients ont choisi la suite logicielle de FinArch pour la consolidation de données, la mise en conformité réglementaire, la gestion financière et la gestion des risques. FinArch a un réseau de bureaux dans les centres bancaires les plus importants comme, entre autres, le Luxembourg. Depuis les réformes réglementaires IFRS et Bâle II, FinArch est non seulement reconnu comme un éditeur de solutions bancaires, mais est aussi largement reconnu comme centre d’expertise. Il met à disposition de ses clients les compétences thématiques et méthodologiques développées au cours des projets d‘implémentation de ses solutions bancaires et des projets avec ses clients de référence. Beaucoup de nos clients optent pour l’implémentation des solutions FinArch afin de répondre à des exigences bien spécifiques en termes de gestion financière et/ou de risque. En offrant des solutions extensibles et modulaires, mais toujours sur une même fondation de données communes, cette architecture permet à nos clients un déploiement progressif des différentes fonctionnalités en fonction de leurs besoins et de leur rythme d’implémentation. Cette approche permet à nos clients de mettre en place une succession de solutions tactiques intégrées dans une vision stratégique. Parlez-nous du "Finance Resource Planning" (FRP) de FinArch Au fil de ces 13 années, FinArch a élaboré le concept du "FRP" (Finance Resource Planning, une évolution du concept de l’ERP visant les institutions financières) qui forme le cœur des nos solutions et services. Le "FRP" permet aux banques de faire face aux nombreux changements internes et réglementaires au travers d’une plateforme commune. Le concept de FRP est non seulement extrêmement logique mais se traduit aussi par une réduction globale des coûts, en comparaison avec la juxtaposition de solutions individuelles, et par une augmentation de la qualité, de la quantité et de la pertinence des informations qu’il fournit. L’intuition initiale du concept "FRP" était l’intégration de l’axe fondamental finance – risque, qui venait se compléter logiquement par les aspects de profitabilité et les exigences réglementaires. Cette intuition initiale avait été confirmée par les accords de Bâle II où l’on observait déjà des références croisées entre Bâle II et l’IAS/IFRS. Cette tendance lourde s’est confirmée avec les récentes crises et l’internationalisation croissante. Un exemple évident est l’impact des notations de crédit sur les "justes valeurs" qui affectent directement les bilans et comptes de résultats de nos banques. Fait nouveau, cette tendance est maintenant reconnue par un nombre croissant de banques au point de se traduire concrètement dans leur choix de solutions. Nous le voyons clairement au travers des cahiers de charge actuels qui demandent une solution, unique, qui répond à la fois à des besoins de finance et de risque. Les banques, mais aussi les analystes reconnaissent cette nécessité. Selon le rapport "Risk and Finance Integration" de Chartis Research (Décembre 2009), le futur des solutions risque et finance est de fournir des fonctionnalités intégrées sur une seule plateforme avec une gestion de données unique. Chartis mentionnait ainsi Financial Studio, la suite logicielle de FinArch, comme "leader de marché en terme de vision et d’étendue de ses fonctionnalités". Une des points forts de Financial Studio est sa capacité de gérer la chaîne complète de la gestion financière d’une banque. A partir de la détection d’un évènement comptable jusqu’au reporting réglementaire vers les régulateurs bancaires: Financial Studio gère le processus complet avec une solution intégrée mais modulaire. Où en sont les banques dans la gestion des risques? Le chemin est encore long. Non seulement au niveau global, les crises successives le démontrent, mais aussi au niveau individuel. Le risque est encore et toujours insuffisamment reconnu, et spécialement lorsqu’on en vient aux décisions finales d’investissement. Souvent, dans les médias spécialisés, on parle de méthodologies de pointe, on dirait "rocket science" en anglais. Dans la pratique journalière nous nous rendons compte qu’on en est bien loin, même si les banques expriment leur besoins en termes de méthodologies de pointe. Souvent, on constate un déséquilibre: certains aspects sont bien gérés, d’autres sont oubliés ou vraiment insuffisants. Et le problème commence souvent au niveau des données. Pour preuve, le temps qu’ont mis les banques à identifier leurs expositions aux subprimes, et encore tout récemment, à la dette souveraine grecque. Dans ce dernier exemple on voit bien que l’on est pas du tout dans l’ingénierie financière d’avant-garde, mais dans des instruments que vraiment toutes banques utilisent: de la dette souveraine européenne. Chacun réalise bien qu’un modèle de risque super-performant n’est d’aucune utilité si on ne connait pas les positions de la banque. En conclusion, il faut apprendre à bien marcher avant de vouloir courir. Comment ressentez-vous la crise bancaire actuelle? Nous ressentons les effets de la crise dans le domaine de la gestion des risques: les banques regardent vers "Bâle III" avec une certaine angoisse pour leurs fonds propres, et spécialement par rapport à la liquidité. C’est vrai qu’il y a des normes et des seuils à discuter, mais les banques oublient parfois que la gestion des risques n’est pas faite pour les régulateurs mais bien pour elles-mêmes, leurs actionnaires et leurs clients. Quoi qu’il en soit on nous demande de plus en plus de solution pour la liquidité. Forts de notre expérience en Grande-Bretagne où l’on est au stade de l’implémentation des nouvelles exigences très pointues de la FSA, nous avons non seulement déjà une solution en place à la hauteur des nouvelles normes, mais nous y sommes reconnus en tant que référence dans le domaine. Avec cette crise, la simulation a fait son entrée par la grande porte dans la gestion des risques: puisque les modèles utilisés jusqu’à présent ont montré leurs limites, essayons de simuler le pire avant qu’il ne se produise, afin d’être prêt. La simulation devient une technique incontournable de la gestion des risques. Certaines banques ont saisi la crise comme opportunité: Afin de réduire les coûts récurrents, ils remplacent leur architecture bancaire qui consiste de solutions spécifiques par une solution intégrée. Beaucoup de banques ont changé de structure ou d’actionnariat et nécessitent la mise en place de systèmes de gestion et de reporting adéquates. Il est vrai aussi que, pour certaines banques, il y a une frilosité à faire des investissements structurels. Cette crise a pourtant pour effet d’affermir et d’accélérer l’intégration et la convergence internationale. A titre d’exemple on peut citer les nouveaux CoRep et FinRep au niveau de l’Europe, l’Asie qui met en place l’IAS-IFRS quand les pays européens évoluent vers des solutions plus intégrées et plus solides pour l’IAS-IFRS. Quelles sont vos perspectives pour 2010/2011? Après une année 2009 du meilleur crû malgré la crise bancaire, nous continuons sur notre lancée en restant dans notre cœur de métier. D’un point de vue produit, l’intégration entre les fonctionnalités financières et de gestion de risque va continuer. Le rythme soutenu des évolutions réglementaires – IFRS 9, CoRep, FinRep, Liquidité, "Bâle III" – représentera un investissement très important. Par ailleurs, l’interactivité sera de plus en plus dynamique avec notre nouvelle plateforme web, afin de répondre à la tendance générale dont les besoins de simulations sont emblématiques. Dans nos marchés traditionnels nous avons un engagement fort pour maintenir le partenariat avec nos clients à l’excellent niveau auquel il est actuellement. En plus, nous nous y développons surtout dans le domaine de la gestion de risque. Aujourd’hui la demande est particulièrement forte en provenance d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord où les banques font appel à notre expertise pour mettre en place à leur tour les réformes que nous connaissons en Europe. Notre Centre de Compétence IFRS à Jakarta et notre bureau à Dubai y contribuent bien sûr. Cette internationalisation présente aussi des opportunités pour certains de nos clients en Europe: en combinant leurs besoins avec ceux du siège, au Brésil, au Japon ou dans d’autres pays, elles bénéficient d’une excellente solution qui répond aussi à leurs besoins locaux comme le reporting à la CSSF par exemple. Il y a donc beaucoup de pain sur la planche, mais le dynamisme et les défis nous donnent des ailes. Siegfried Van Puyvelde, Customer Relationship Director Siegfried.vanpuyvelde@finarch.com Xavier Dubois, Product Strategy Director Xavier.dubois@finarch.com FinArch sarl 26, Boulevard Royal, L-2449 Luxembourg www.finarch.com - www.ifrsforbanks.com tel +352 22 99 99 5524 - fax +352 22 99 99 5499 |
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