|
Accueil / Home | |||
| Chercher / Search |
| Mensuel : | Edition de juin 2010 |
| Rubrique : | Informatique Bancaire/IT |
| Titre : | Les applications Internet riches, un atout maître pour les banques en 2010 |
| Article : | Par Kris Cole, Managing Director Belux d’Adobe Systems
On constate une évolution significative de la façon dont les banques et les institutions financières procèdent à des investissements et des dépenses informatiques. Des analystes prédisent qu’après la stagnation, voire la réduction des dépenses informatiques relevées ces dernières années dans les institutions financières, les dépenses repartiront à la hausse en 2010*. Toutefois, une grande partie de cette augmentation ne sera pas investie dans les secteurs traditionnels de l’informatique tels que les systèmes back-office ou les mainframes. Ce seront les dépenses dans les applications frontales et l’expérience utilisateur qui augmenteront. Il y a quelque mois, lors d’un séminaire en ligne sur les applications Internet riches (RIA), le groupe d’analystes Financial Insights a prédit une augmentation de 5,1 % des dépenses du secteur dans les systèmes frontaux sur la période 2010-2011**. Il s’agit d’un changement extrêmement important qui implique une modification définitive des priorités et de l’attitude des institutions financières, qui passent à une approche orientée utilisateur pour les applications et les services. Cette révolution s’explique pour deux raisons. Premièrement, parce que l’augmentation de la pénétration de l’Internet et de la vitesse de la bande passante a entraîné une véritable guerre en matière d’expérience utilisateur en ligne sur desktop – et autant dire que l’industrie des services financiers a un gigantesque retard en la matière. Des services tels que l’iPlayer de la BBC ou la page d’accueil personnelle iGoogle ont placé très haut la barre de l’expérience utilisateur en ligne. Au même moment, l’iPhone a révolutionné les applications web et les services mobiles. C’est désormais l’expérience utilisateur qui décide du succès de nombreux produits et services. Deuxièmement, l’avènement des RIA rend bien plus simple et moins coûteux l’assemblage de systèmes back-end existants à l’endroit où ils sont fournis à l’utilisateur final. Il n’est donc plus nécessaire de ripper et de remplacer des systèmes back-end complets. Les départements IT ont ainsi l’occasion de mettre à jour et de remplacer graduellement les applications et les systèmes patrimoniaux, sans devoir s’inquiéter de l’impact sur l’expérience utilisateur ou les revenus professionnels. La révolution est en marche… Les institutions financières et les banques savent que cette évolution technologique est indispensable, d’autant plus qu’elles ont du retard à rattraper pour adapter leurs systèmes et applications aux attentes des utilisateurs. Le potentiel des RIA réside aujourd’hui dans leur capacité à supporter de nouveaux types d’applications professionnelles internes et externes qui peuvent grandement améliorer l’accès et l’utilisation des données stockées au sein d’une entreprise. Il ne s’agit pas seulement de modifier l’expérience utilisateur ou l’esthétique des applications ; il s’agit de (re)penser la façon dont les gens abordent les processus fondamentaux et de changer les méthodes de travail. Morgan Stanley a ouvert la voie en lançant un outil de trading en ligne baptisé "Matrix", dont le cœur est composé de technologies RIA. L’application permet aux clients de voir des cotations en temps réel, d’obtenir des avis informés des professionnels de marché de Morgan Stanley, d’analyser les données historiques des marchés et d’effectuer des opérations impliquant des dérivés et des devises en temps réel, à partir de leur seul navigateur. L’objectif est de permettre aux clients d’être plus proches des salles de marché qu’ils ne l’ont jamais été et de changer la façon dont l’entreprise leur fournit des informations et des conseils. Cette application a été développée en utilisant la technologie Flash Platform d’Adobe et intègre des données en temps réel. Elle fournit du contenu audio et vidéo, des rapports et des graphiques interactifs riches afin d’offrir une plate-forme de trading de prochaine génération aux clients de Morgan Stanley. La quantité de données présentées par l’application combinée aux performances et à la réactivité de l’interface utilisateur démontrent clairement le potentiel des RIA. 2010… à nouvelle année, nouvelles attentes Adobe continue à travailler dur pour soutenir le développement d’applications et de services orientés utilisateurs et pour adapter ses technologies à ces nouveaux besoins. Les technologies comme Adobe LiveCycle et Flash Platform satisfont aux exigences des clients d’aujourd’hui et aident les institutions financières à développer des RIA, leur permettant ainsi d’optimiser leurs processus et d’intégrer de façon cohérente de multiples données et sources d’information. Par exemple, la dernière itération de LiveCycle simplifie et accélère la création de ces nouvelles applications par des développeurs, réduit le temps de déploiement de ces applications et étend la portée des services afin de les rendre accessibles via de nombreux équipements. L’intégration avec les technologies mobiles implique que les utilisateurs puissent accéder à des services critiques où et quand ils le veulent. Dans un secteur où il est crucial de pouvoir accéder 24h/24 et 7j/7 à des données critiques, cette nouvelle technologie apporte d’innombrables avantages aux banques et aux services financiers. Il est clair que les applications Internet riches ont un potentiel considérable dans le secteur des services financiers. Elles peuvent maximiser le retour sur les investissements existants dans l’IT tout en renforçant l’implication des utilisateurs, la productivité des employés et les relations avec les clients. Vu que nous prévoyons une lente amélioration du climat économique, de nombreuses banques verront en 2010 les bénéfices qu’une interface sous RIA apportera à leurs processus internes et externes. * Peter Sondergaard, Vice-président Sr. chez Gartner et Global Head of Research, parlant au Symposium de Gartner/ITxpo 2009 ** Trevor Lafleche, Financial Insights, parlant à un séminaire en ligne sponsorisé par Adobe – Transcending the Client Experience, le 27 juillet 2009 (http://www.ashorten.com/2009/08/24/webcast-recording-transcending-the-client-experience/) |
Retour début de page
