Mensuel : Edition de juin 2010
Rubrique : Informatique Bancaire/IT
Titre : Entretien avec Frédéric Kemp, responsable chez Avaloq Evolution AG au Luxembourg (PUBLIREPORTAGE)
"Davantage d’options stratégiques"
Article : Après s’être imposé en Suisse, l’Avaloq Banking System entend réitérer ce succès au Luxembourg. Frédéric Kemp, responsable d'Avaloq Luxembourg, nous explique les facteurs qui ont contribué au succès du logiciel bancaire, l’avantage de la standardisation et pourquoi le système s’adapte si simplement aux besoins des banques et des marchés.

Propos recueillis par Bruno Habegger

Les systèmes des banques sont-ils vraiment dépassés au point de contraindre ces dernières à se tourner vers une nouvelle formule comme Avaloq?

A Luxembourg, le marché est partagé entre les banques qui ont installé un logiciel bancaire standard et celles qui s'appuient sur leurs propres solutions, développées en interne. Dans le premier cas, on constate que ces installations sont souvent assez anciennes (plus de 10 ans pour la grande majorité). Celles-ci répondent donc de plus en plus difficilement aux nouveaux enjeux auxquels les banques doivent faire face. Il en va souvent de même pour les applications internes pour lesquelles la charge de développement nécessaire aux adaptations/évolutions va grandissante pour faire face aux exigences réglementaires et aux attentes du métier. Pour les banques, le "time to market", la réduction des systèmes périphériques et la marge de manœuvre stratégique jouent un rôle toujours plus grand. Par ailleurs, les établissements financiers sont soumis à une pression croissante en termes de coûts et sont forcés d’automatiser et de consolider davantage leurs processus pour pouvoir se concentrer sur leur cœur de métier.

En quoi un développeur externe de logiciels bancaires est-il meilleur qu’un développeur interne?

La question ne se pose pas exactement en ces termes. En ce qui nous concerne, le développement constitue notre cœur de métier, ce qui n'est pas le cas des banques. Chez Avaloq, les spécialistes bancaires et les développeurs de logiciels travaillent main dans la main, il n'y a pas de mal entendu entre spécialistes métiers et les informaticiens comme cela peut parfois être le cas dans les banques. De plus, notre spécialisation dans les métiers de la banque nous permet de bien comprendre le marché et nos clients, voire même d’anticiper les besoins du secteur financier. En outre, nos développements bénéficient surtout de l’expertise de toutes les banques Avaloq présentent dans l’Avaloq Community. Notre vision des enjeux est donc beaucoup plus large que celle d'une seule banque et tous les clients en profitent.

Quelle évolution le marché bancaire va-t-il suivre?

Le marché du Private Banking (notamment à Luxembourg) est amené à évoluer dans les prochaines années en termes d'offre, de typologie de clients ou d'approche du marché. Ceci imposera aux banques de se réinventer et donc de revoir les systèmes qui sous-tendent leur activité. Au niveau du marché bancaire plus globalement, l'évolution économique appelle une plus forte règlementation du marché bancaire. De nouvelles directives de "compliance" vont être mise en place. Le degré d’interconnexion des banques va croître; elles adapteront leurs modèles commerciaux aux spécificités des nouveaux marchés. L’informatique se verra également confrontée à de nombreuses mutations: d’une part, elle devra s’ajuster plus rapidement aux nouveaux besoins du marché et de l’autre, contribuer toujours plus à enrichir la chaîne de création de valeur.

L’Avaloq Banking System est une solution informatique bancaire complète standardisée. N’est-ce pas justement incompatible avec l’individualité des besoins de chaque banque?

Nullement. Un haut degré de standardisation et une individualité maximale ne s’excluent pas mutuellement. Les banques souhaitent obtenir autant de composantes réutilisables que possible, ce qui abaisse les coûts. Parallèlement, elles veulent aussi accroître leur capacité d’innovation, pouvoir se diversifier sur le marché. Nous leur proposons les deux à la fois. Bref, la caractéristique de notre système, standardisé mais souple, est l’un de nos grands points forts.

En Suisse, l’Avaloq Banking System vous a permis de devenir le leader du marché. Quelle importance revêt l’aspect "Swiss Banking"?

Notre solution est imprégnée de l’esprit de qualité du marché financier helvétique. Elle symbolise pratiquement le "Banking made in Switzerland". Elle est mise au point en Suisse, ce qui est gage d’une grande proximité avec les spécialistes bancaires et de haute qualité. De plus, notre succès croissant à l'international témoigne de notre capacité à intégrer les besoins de nos clients dans la solution bancaire globale.

Nombre de nos clients en Suisse sont présents sur différents marchés avec des filiales locales et désirent y déployer leur système bancaire. Avaloq leur fournit, sur leurs marchés cibles, la solution informatique de premier plan à laquelle ils sont habitués sur le marché suisse. Nous permettons aussi à d'autres banques de pratiquer le "Swiss Banking" à Luxembourg, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Europe de l’Est, en Asie ainsi que sur d’autres marchés de croissance.

Vous déléguez l’implémentation à des partenaires?

Notre compétence majeure réside dans la création de logiciels bancaires. Pour pouvoir introduire l’Avaloq Banking System au sein d’une banque, il faut comprendre les spécificités du client et les intégrer au produit, c’est-à-dire qu’à partir de la base de données de référence du système il faut forger une banque à la fois fortement standardisée et hautement individualisée. Nos partenaires d’implémentation maîtrisent cet art. Actuellement, nous comptons davantage de spécialistes Avaloq certifiés dans notre réseau de partenaires que de collaborateurs internes. Ce modèle de collaboration a été bien intégré à Luxembourg. Toutefois, si le client le souhaite, Avaloq peut également gérer le projet comme entreprise générale.

Avaloq est donc bien plus qu’un éditeur de logiciels!

En effet. Nous entretenons une Communauté dynamique où les spécialistes informatiques des clients, des partenaires et d’Avaloq échangent leurs expériences. Nos clients montrent un vif intérêt à s’investir, à contribuer à façonner l’Avaloq Banking System. La Communauté concentre des trésors de savoir-faire et d’expertise dont chacun peut profiter.

Comment cela?

Tout le système est résolument axé sur les besoins des clients et futurs clients. Pas seulement dans les aspects fonctionnelles. Le management de la banque conserve toute sa marge de manœuvre stratégique pour pouvoir ajuster plus rapidement que jamais son modèle commercial aux marchés volatils et aux nouveaux besoins de ses clients. Ils profitent aussi de l'enrichissement continuel du produit au travers de la communauté Avaloq.

Avaloq est-il un outil de développement des banques?

Oui. Notre logiciel soutient les banques dans leur développement. L’informatique n’est plus un facteur de coûts, mais, grâce à notre solution, un tremplin pour de nouveaux modèles commerciaux, de nouvelles stratégies. Notre philosophie managériale s’appuie donc fortement sur le partenariat avec nos clients.

A quels types de banques, l’Avaloq Banking System convient-il en fait?

Il convient d’une part aux banques privées, dont les exigences sont multiples mais aussi aux banques de détail et aux banques universelles. Les besoins de ces dernières sont différents des banques privées, avec une accent accru sur l’automatisation des processus, la performance et la convivialité. Nous soutenons également des banques transactionnelles qui sont, quant à elles, hautement automatisées. Avaloq dispose à ce jour de clients dans chacun de ces trois domaines.

Qu’en est-il des grandes banques?

Les paysages informatiques de ces acteurs globaux sont souvent bien trop vastes et hétérogènes pour que l’on puisse leur substituer rapidement un seul système standardisé. Les grandes banques préfèrent dès lors introduire des logiciels standards de façon modulaire. Ceux-ci remplacent alors toute une série d’applications dans un domaine, ce qui réduit le nombre de systèmes périphériques et simplifie fortement le paysage informatique. Les grandes banques ont besoin à la fois de plus de temps pour prendre la décision de restructurer un paysage informatique, fruit d’une évolution historique, et d’une orientation à long terme pour réaliser la rupture.

En Suisse, Avaloq est le leader du marché. Mais vous devez continuer à croître. Comment les marchés internationaux accueillent-ils la solution d’un noyau logiciel bancaire?

Cela dépend du marché. 2009 fut une très bonne année pour Avaloq au Luxembourg, avec la mise en production de l'Avaloq Banking System par deux clients locaux. Ces mises en production se sont accompagnées de l'augmentation de nos équipes locales. Le Luxembourg est un marché largement habitué aux logiciels standards, il n'a donc pas fallut convaincre de cette approche, mais uniquement de la qualité de notre solution. Les perspectives à ce jour sont très encourageantes.

La stratégie d’internationalisation d’Avaloq connaît donc un réel succès?

Oui, sans doute. Notre stratégie d'internationalisation remonte à 2006/7 et à l'ouverture de nos premières filiales étrangères à savoir Luxembourg et Singapour. Celle-ci a à faire avec notre volonté d'accompagner un certain nombre de clients suisses et internationaux dans leur stratégie de croissance. Dans ce cadre, notre ambition est d'être présent dans différents grands centres financiers et de développer notre part de marché également en dehors de la Suisse. Au Luxembourg, où la place financière est relativement comparable à celle de la Suisse, nous occupons maintenant une certaine place sur le marché et disposons d'une réelle reconnaissance. La mise en production de l'Avaloq Banking System par les banques LBBW Luxembourg SA ou la Banque de Luxembourg nous ont beaucoup aidés à cet égard. Nous venons d'ailleurs de signer un nouveau contrat à Luxembourg avec une autre banque allemande. Certains clients suisses sont également en passe de déployer notre système dans leur filiale luxembourgeoise. Le développement que nous connaissons en Asie est encore plus rapide qu'à Luxembourg et nous travaillons avec différents clients/prospects dans d'autres pays tels que l'Angleterre, l'Allemagne, en Autriche et Europe de l'est. Notre stratégie porte donc ses fruits.

Et quelles sont les défis pour Avaloq dans des marchés tels que le Luxembourg?

Comme mentionné, le marché luxembourgeois est habitué aux logiciels standards. Le défi principal est donc de convaincre les banques du bénéfice d'un changement d'application. Les logiciels bancaires sont encore trop souvent considérés comme des solutions informatiques et pas comme des réponses aux enjeux business. Un autre grand défi pour le Luxembourg réside dans la délocalisation des centres de décisions. Aujourd'hui, peu nombreuses sont les banques pouvant encore réellement décider localement. Les discussions stratégiques ne s'opèrent donc plus non plus à Luxembourg, ou plus uniquement à Luxembourg.
Quel est le risque d’une implémentation?

Depuis la première implémentation dans les années 90, notre taux de réussite n’a jamais dévié de 100%. Il est normal que les projets traversent des phases difficiles de temps à autre, mais grâce à nos solutions et méthodes largement éprouvées et au savoir-faire de nos partenaires d’implémentation, nous avons toujours pu mener à bon port chacun de nos projets.

Vos plus grands concurrents, ce sont les services informatiques des banques?

Oui et non. Si le management pense que l’implémentation se fera plus rapidement et à moindre coût avec l’appui d’un partenaire et d’une solution standard qu’avec une solution interne, son service informatique se verra attribuer un nouveau rôle. La banque pourra ainsi mieux se concentrer sur son cœur de métier et son service informatique mieux soutenir les processus bancaires parce qu’elle ne devra plus développer elle-même des fonctions qui souvent ne recèlent que peu de potentiel de différenciation face à la concurrence (normes réglementaires). Elle peut confier la mise en conformité avec les multiples exigences légales et règlementaires complexes à l’Avaloq Banking System pour consacrer les ressources ainsi libérées aux innovations stratégiques.

Avaloq au Luxembourg: LBBW Luxembourg utilise l’Avaloq Banking System depuis le début de 2009. Quelques mois plus tard, la Banque de Luxembourg lui a emboîté le pas. Adapté aux spécificités de la place financière du Grand-Duché, le système a notamment permis aux deux banques d’améliorer leur reporting aux clients et de conforter nettement leur position concurrentielle.

Avaloq en Allemagne: Après que LGT Group, spécialiste international du Wealth & Asset Management, a mis en service l’Avaloq Banking System il y a moins d’une année au Liechtenstein et en Suisse, il vient d’en étendre l’utilisation début 2010 à ses succursales en Allemagne et à Singapour

L’Avaloq Banking System

Contrairement aux infrastructures informatiques composées de modules individuels difficilement compatibles entre eux, l’Avalog Banking System réunit en une solution globale tous les outils nécessaires à l’exploitation d’une banque. Comme il y a moins d’interfaces, donc de sources d’erreurs potentielles, les frais d’une maintenance coûteuse et les temps d’attente diminuent. Grâce à ces aspects et aussi à un degré d’automatisation élevé, l’Avaloq Banking System contribue à abaisser nettement les coûts de développement et de conduite de projets. Hautement évolutif, l’Avaloq Banking System offre également une bonne interfaçabilité, si bien que le client qui le souhaite peut continuer à exploiter des modules logiciels éprouvés et développés par lui ou par d’autres prestataires. Avaloq ne s’apparente pas à une "boîte noire". Les banques reçoivent d’amples informations, communiquées en toute transparence dans le cadre de l’Avaloq Academy. Elles bénéficient aussi d’une meilleure flexibilité et d’un délai de mise sur le marché plus court des nouveaux produits. Le système soutient leur stratégie de croissance: les nouveaux sites se laissent intégrer à peu de frais grâce à la capacité multi-clients, multi-monnaies et multi-langues du système.

Déroulement d’un projet Avaloq

En général, il faut prévoir entre neuf et dix-huit mois pour un projet d’implémentation, cela dépend de la taille et des objectifs visés. Dans un premier temps, avec l’aide d’un partenaire d’implémentation et de spécialistes de la banque, Avaloq produit les nouveaux processus informatiques. La banque peut se charger de conduire elle-même le projet ou s’appuyer sur le savoir-faire d’Avaloq et de son partenaire d’implémentation. Tous deux se chargent de communiquer toutes les informations utiles au service informatique de la banque pour lui permettre d’exploiter lui-même le système et d’en assurer la maintenance. Pour faire aboutir le projet, il est primordial que les spécialistes informatiques de l’établissement participent le plus en amont possible au projet de transition. D’ordinaire, après l’établissement du cahier des charges, pendant la phase de réalisation, Avaloq est paramétré, puis les interfaces sont programmées, les systèmes périphériques connectés, les programmes de migration écrits et les processus dans l’organisation de la banque adaptés. S’ajoute ensuite une phase de tests de plusieurs mois. Parallèlement, il faut former les collaborateurs à l’utilisation de la nouvelle plateforme bancaire dans tous les domaines, du conseil en placement aux opérations de paiement. L’expérience d’Avaloq et des établissements a montré qu’en règle générale les systèmes périphériques sont réduits de plus de 30%. L’Avaloq Banking System se rentabilise en moyenne en l’espace de cinq ans.

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