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| Mensuel : | Edition de juin 2010 |
| Rubrique : | Economie/Conseil |
| Titre : | Les entreprises luxembourgeoises et belges demandent plus d’avantages fiscaux pour les investissements verts |
| Article : | 87% des entreprises luxembourgeoises et belges soulignent la nécessité d'octroi d'avantages fiscaux pour permettre la croissance des investissements 'verts', indique une enquête internationale réalisée à l'initiative de Regus, leader mondial de la mise à disposition de solutions innovantes d'espaces de travail.
Le Regus BusinessTracker démontre qu'à peine 37% des entreprises mondiales mesurent effectivement leurs émissions de CO2 et que moins d’un cinquième des entreprises (19%) mesure l’empreinte carbone générée par leurs activités. 46% des entreprises globales déclarent qu’elles ne sont prêtes à investir dans des équipements à basse émission de carbone que si les coûts d'exploitation sont égaux ou inférieurs à ceux d'un équipement conventionnel. Elles ne sont que 40% à avoir déjà investi dans du matériel à baisse émission de carbone et seules 38% ont l'intention de le faire. En Belgique et au Luxembourg, l’enquête constate que le pourcentage d'entreprises contrôlant leur empreinte carbone est plus élevé qu'ailleurs en Europe (38%). Mais 42% des entreprises interrogées n'ont aucun projet d'investissement dans des équipements favorisant l’énergie durable. Pour 45% des entreprises, les coûts d'exploitation interviennent pour une grande part dans cette position: elles ne se disent prêtes à investir dans des équipements à faible émission de carbone qu'à partir du moment où la facture globale s'avérera égale ou moins élevée qu'avec un équipement conventionnel. Pas moins de 87% des entreprises déclarent cependant que des incitants fiscaux proposés par les pouvoirs publics en faveur de matériel plus respectueux de l'environnement ou/et à impact carbone moindre auraient pour effet d'accélérer leurs investissements 'verts'. Ces résultats concordent avec ceux de l’enquête TNS Nipo 2009(1) portant sur le démarrage de fonds d'investissement 'verts' en Belgique et qui démontrait que 75% des investisseurs 'verts' de notre pays seraient prêts à investir au travers de fonds s'ils pouvaient bénéficier d'avantages fiscaux. Les petites entreprises (moins de 50 salariés) se situent en général en dessous de la moyenne pour leurs investissements durables aussi bien actuels que futurs. Ceci démontre leur difficulté d'opter pour de l'équipement à faible émission de carbone: leurs besoins à court terme priment sur ceux à long terme. En Belgique et au Luxembourg, environ un tiers des petites entreprises (35%) ont investi dans des équipements à faible émission de carbone. Pour les grandes entreprises, ce pourcentage est de 92%. 84% des grandes entreprises ont des projets d’investissement en matériel à faible émission de CO2. Du côté des PME, ce pourcentage est nettement inférieur (44%). Les ambitieux projets annoncés au niveau gouvernemental ne sont de toute évidence pas en phase avec la réelle nécessité d'investissements "verts" parmi les PME. "Tant les investissements en équipement 'vert' que le suivi des initiatives s'avèrent encore trop limités, particulièrement du côté des petites entreprises qui génèrent pourtant la moitié du PIB du pays, précise Eduard Schaepman (cf. portrait), Directeur Général de Regus Benelux. Si le gouvernement veut atteindre son ambitieux objectif de réduction d’émissions de CO2 avant 2050, il devra sérieusement réfléchir à la manière d'y parvenir. À ce stade, le choix de technologies à faible émission de carbone reste trop limité au niveau de l'offre et des prix, ce qui constitue un frein à l'investissement pour beaucoup d'entreprises. Le Regus Business Tracker démontre que la mise en place d'avantages fiscaux peut faire la différence. En outre, une telle décision faciliterait la création d'un nouveau marché dont la popularité croissante entraînerait alors une chute des prix. Les investissements 'verts' ne se limitent pas à la technologie, mais devraient pouvoir être appliqués à toutes les initiatives environnementales efficaces et mesurables telles que la réduction des espaces non occupés dans les immeubles de bureau. Une estimation prudente indique que 38% des surfaces de bureau restent continuellement inoccupées(2). Pourtant, cet espace est chauffé, ventilé et éclairé, ce qui génère inutilement des tonnes d’émissions de CO2 année après année. La réduction du pourcentage d’espaces de bureaux non occupés devrait dès lors également être éligible pour un avantage fiscal, au même titre que l'investissement dans des équipements à faible émission de carbone.” Pour sa deuxième édition, l'enquête Regus BusinessTracker a interrogé 15.000 entreprises réparties dans 75 pays. Les interviews se sont déroulées entre février et mars 2010. L’étude a été gérée et administrée par une structure indépendante: MarketingUK. 1) http://energy.sia-partners.com/?p=510 2) Regus, A Waste of Space, April 2010 |
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