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| Mensuel : | Edition de juin 2010 |
| Rubrique : | Economie/Conseil |
| Titre : | Rencontre avec Alain Blondlet, Administrateur-Délégué Audit Conseil Services S.à r.l.
“L’œil extérieur, un atout dans la réussite des missions d’Audit & de Conseil” |
| Article : | Parlez-nous de votre parcours?
Ingénieur commercial de formation (ICHEC, Bruxelles), j’ai passé les 8 premières années de ma carrière au sein du département audit d’un "big four" de la place. Divers rôles autour de la direction financière et du contrôle interne de sociétés financières à Luxembourg et à l’étranger ont complété mon expérience. La constitution d’Audit Conseil Services ("ACSe") a pour vocation de mettre à disposition des entreprises cette expérience de terrain acquise. Comment vous positionnez-vous au Luxembourg? Audit Conseil Services ("ACSe" ) est issu de la scission de l’activité d’audit d’une petite fiduciaire de la place. Des soucis d’indépendance du métier de révision et la cohabitation délicate de deux métiers différents nous ont conduits à faire de cette seule activité d’audit un business case à part entière. ACSe se concentre sur 3 pôles: en premier lieu, forts de notre expérience de réviseurs actifs dans le secteur financier, nous agissons en tant que prestataire de services d’audit interne au sein de banques et de multiples PSF ; en second lieu, en tant que réviseur luxembourgeois dûment agréé par la CSSF, nous sommes mandatés pour l’audit de transactions requérant un rapport de réviseur (apports en nature, fusion, …), ainsi que pour le rôle d’auditeur externe ou de commissaire aux comptes, notamment dans le secteur du Private Equity; enfin, en tant qu’experts en organisation, nous menons des audits organisationnels et d’accompagnement au changement. Dans ces trois domaines, nos clients bénéficient des atouts de notre petite taille en matière de réactivité, flexibilité et bien entendu de coût. Notre offre se veut bien souvent complémentaire à celle d’acteurs plus importants de la place et avec qui les collaborations sont nombreuses. Leurs atouts sont nos faiblesses et inversement. Comment se présente votre activité pour l’année 2010? L’année 2010 est la seconde année complète d’activité. Elle se solde de manière fort encourageante en matière de développement. La route est encore longue mais la détermination est intacte. Au cours de l’année écoulée, nos deux pôles de développement évoqués ci-avant ont débouché sur de nombreux mandats intéressants et valorisants. Quel est le rôle de votre société dans la vie d’une entreprise? Audit Conseil Services se veut partenaire des sociétés qui la mandatent. Seule une proximité dans l’exercice des mandats permet à ACSe d’apporter la valeur ajoutée pertinente en termes de certification de comptes annuels, de contrôle interne et de conseil organisationnel. Chez ACSe, les associés assistent les équipes sur le terrain et participent activement à la réalisation des missions. Ceci garantit une communication optimale au sein d’ACSe ainsi qu’avec les clients. Le Luxembourg a connu, à l’image des autres pays, un ralentissement économique important ces 2 dernières années. La plupart des sociétés ont gelé une partie de leurs investissements, et plus particulièrement dans la branche conseil. Comment votre cabinet a-t-il traversé cette crise? Il est vrai que l’activité de conseil est bien souvent la première cible en matière de réduction de coûts. Par ailleurs, comme tout acteur économique, le succès de nos clients est la meilleure garantie de notre propre succès. L’année écoulée a connu il est vrai une réduction sensible de certains types de transactions dans notre métier. Cela dit, des signes de reprise sont déjà là. Au demeurant, ce ralentissement a donné l’opportunité à plusieurs de nos clients de nous solliciter pour des missions d’audit organisationnel et d’accompagnement au changement, dont le retour d’expérience est très positif. L’œil extérieur est souvent un atout dans la réussite de ce type de projets. Enfin, chez ACSe, on considère que tout élément neuf dans l’environnement économique constitue autant d’opportunités pour approcher de nouveaux clients ou de nouvelles niches de marché. Nous nous y attelons. En 2010, les organisations sont bien conscientes que plus rien n’est jamais acquis et que c’est la vitesse d’adaptation d’une organisation à de nouveaux paramètres de son environnement qui conditionne sa pérennité. Comment ont évolué les besoins des banques/entreprises en termes de prestations d'intégration et d'externalisation? Les grandes entreprises/banques internationales visent quelquefois à travailler avec le même acteur au niveau du groupe, ce qui pénalise ACSe, bien sûr. Cela dit, l’enjeu demeure pour un prestataire d’identifier les situations particulières qui demandent une réponse adaptée, qui demeure la qualité des plus petits acteurs, comme ACSe. Nous constatons par ailleurs des mouvements de va-et-vient dans l’externalisation de prestations en fonction de la maturité des sociétés. Par exemple, dans le secteur du Private Equity, des groupes qui avaient externalisé des prestations, puis repris en interne ces prestations, reviennent à l’externalisation. Le monde de l’audit a également subit un choc majeur ces dernières années et la crédibilité de la profession a fortement été affectée suite aux nombreuses affaires. La profession a-t-elle connu des changements fondamentaux? Le métier évolue rapidement, et malheureusement pas toujours de manière concertée entre les Etats. Cela dit, ce dynamisme de la profession représente aussi une force. La tendance affichée de certains groupes de révision de limiter autant que faire se peut la prise de risques dans l’exécution des mandats risque à terme de bureaucratiser une profession passionnante quand elle s’inscrit dans une logique de partenariat objectif avec les clients. Nous sommes convaincus que la CSSF, dont le rôle en la matière est devenu plus important, a bien compris l’enjeu et agira de concert avec les acteurs pour orienter le métier de manière constructive. Les institutions financières disposent-elles d’un processus d’identification des risques suffisant? A la réponse ci-dessus, nous voudrions répondre positivement. Cela dit, isoler l’identification des risques de l’action de réponse à celle-ci nous semble plus pertinente. A quoi sert de constater qu’un risque était connu si l’action de gestion du risque n’a pas été prise? A cet égard, ACSe a réalisé il y a peu un audit des risques opérationnels d’un département d’une société financière. La société a ensuite eu l’à-propos de mener à bien l’implémentation des recommandations soulevées lors de cet audit. C’est ce partenariat qui anime l’objectif "corporate" de ACSe. Quels sont les avantages de la gouvernance du système d’information? Dans notre monde "d’hyper-technologies", tout se mesure et tout se pèse. On peut dorénavant conduire une société comme on conduit une voiture, c.-à-d. avec un tableau de bord qui nous indique notre rythme de progression, nos indicateurs de dysfonctionnement, notre consommation d’énergie humaine et technologique et les dangers qui se présentent à nous. Un système d’information adapté et à jour permet à la Direction d’une société de rester concentrer sur les risques identifiés ainsi que son métier de base. Comment votre groupe peut-il aider les acteurs de la finance dans cette période morose? Quelque soit la période, les sociétés peuvent toujours bénéficier de cet œil extérieur, qui ensemble avec le personnel d’un acteur de la finance, peut insuffler des évolutions concrètes dans la manière de travailler, dans la mise en place de tableaux de bord, dans la gestion des projets, … Quels sont vs grands chantiers de l’année 2010 ? Depuis le 1er janvier 2010, les réviseurs d’entreprises agissant dans le secteur financier sont directement supervisés par la CSSF. Il nous appartient dans ce cadre de plus encore formaliser nos processus qualité et de cadrer de manière encore plus stricte l’acceptation et l’exécution de nos missions. Ce chantier est d’importance pour les mois à venir. La qualité d’exécution et le caractère concret de nos missions est notre meilleure (et seule) publicité. Nous cherchons donc en 2010 à encore travailler les 4 clés de la qualité de notre métier: réactivité, flexibilité, adéquation du produit fini, qualité du produit fini. Ceci passera notamment par le renforcement des équipes, ce qui n’est pas nécessairement très habituel dans la conjoncture actuelle. Parallèlement, nous manquons de place dans nos locaux actuels et serons amenés à déménager rapidement dans des locaux plus vastes. C’est une nouvelle opportunité de renforcer l’alignement de notre offre de services à notre capacité à délivrer l’excellence. Alain Blondlet Audit Conseil Services S.à r.l. 41, boulevard du Prince Henri, L-1724 Luxembourg Tel.: + 352 27 47 32 60 / Gsm: + 352 691 22 08 08 www.acse.lu |