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| Mensuel : | Edition de juillet 2009 |
| Rubrique : | Assurances |
| Titre : | Entretien avec David Steinegger, CEO de Lombard International Assurance
Lombard conserve sa place de numéro 1 des compagnies d’assurance vie |
| Article : | Comment Lombard se positionne-t-elle aujourd’hui au Luxembourg?
Nous sommes toujours le numéro un des compagnies d’assurance vie au Luxembourg. Les chiffres officiels pour 2008, publiés récemment par l’Association des Compagnies d’Assurances, montrent un accroissement de notre part de marché de 27% en 2007 à 29% en 2008 et confirment ainsi notre position de leader. En effet, les nouvelles primes collectées en 2008 sont presque trois fois plus élevées que celles du numéro deux. Pour 2009, nous sommes confiants et entendons poursuivre notre développement en proposant de nouvelles solutions et en développant de nouveaux marchés. GRAPHIQUE VOIR JOURNAL Source: Association des Compagnies d’Assurances – Juin 2009 (les chiffres Lombard reflètent uniquement les activités du siège de Luxembourg et non celles de sa filiale de Guernsey, LIPCC) Quels ont été vos résultats en 2008 et comment la situation se présente-t-elle pour 2009? Malgré les conditions de marché défavorables, nous avons réussi à obtenir des résultats positifs en 2008. Nous avons surmonté les pires effets de la récession mondiale pour parvenir à une augmentation de notre encaissement de primes l’année dernière, avec un total de nouvelles primes encaissées de 2,9 milliards d’euros, grâce à une croissance particulièrement forte en France, au Royaume-Uni et en Italie. Les personnes qui connaissent notre concept de "privatbancassurance" savent que nous utilisons l’assurance vie comme une structure visant à proposer des stratégies à long terme de préservation du patrimoine destinées aux clients fortunés des segments "High Net Worth Individuals" et "Ultra High Net Worth Individuals". Notre activité est restée soutenue car la demande de services émanant de ce groupe de clients n’a pas vraiment diminué, malgré la crise bancaire et la chute des marchés financiers. En fait, au dernier trimestre 2008, alors que la crise atteignait des sommets, nos nouvelles primes augmentaient de 46% par rapport à la même période de l’année 2007. L’année 2009, quant à elle, s’annonce bien pour Lombard avec des niveaux d’activité conformes à nos prévisions et des perspectives positives pour la seconde moitié de l’année. Qu’en est-il de l’expansion géographique? Afin de développer nos activités en Suisse, nous avons ouvert des bureaux à Genève et Zurich, qui nous permettent d’offrir à nos partenaires suisses et à leurs clients internationaux un service de proximité et personnalisé. Nous nous développons également sur le plan géographique, en dehors de notre environnement européen traditionnel, en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique Latine. Dans tous ces marchés, nous allions l’expertise et l’expérience locale de nos partenaires avec notre savoir-faire et nos connaissances des réalités fiscales, juridiques et culturelles de chaque pays. Ceci nous permet de proposer à nos clients des solutions spécifiques et sur mesure. Quelle est l’importance pour Lombard d’avoir son siège social à Luxembourg? Le fait que Lombard soit basée au Luxembourg a été un facteur de succès déterminant, étant donné la position du Grand-Duché au cœur de l’Europe et son régime hors pair de protection des souscripteurs contrôlé par l’État - le plus strict en Europe. Ce paramètre a toujours été important, mais il a pris un sens nouveau depuis la crise financière qui est apparue en 2008. Nous attachons également de plus en plus d’importance au fait que nous opérons sur le plan transfrontalier à partir d’un état membre de l’UE et non d’un paradis fiscal offshore. Quelle est la clé de votre réussite? Notre succès repose sur la vision de notre fondateur et le développement d’une culture d’entreprise forte qui met l’accent sur l’innovation, le dynamisme et l’excellence du service Notre stratégie a toujours été clairement axée sur la satisfaction de nos clients en matière de planification financière et nous veillons à ce qu’elle soit mise en œuvre de manière efficace. Pour ce faire, nous travaillons en partenariat avec des banques privées et des gestionnaires de fortune indépendants qui se sont engagés à structurer l’activité patrimoniale et pas seulement à vendre des produits d’investissement. Nous avons également développé et recruté une excellente équipe qui nous a permis d’identifier les opportunités des marchés clés, de développer des solutions efficaces et de les proposer avec une qualité de service exceptionnelle à nos partenaires de distribution et à leurs clients. Quels sont actuellement les principaux secteurs d’intérêt de votre groupe? Du fait de l’accroissement de la demande, nous nous concentrons de plus en plus sur les solutions de préservation du patrimoine et de planification successorale pour les clients très fortunés. Nous sommes déjà numéro un sur le marché européen dans ce secteur et estimons que son rôle dans nos activités internationales continuera à progresser, ce qui explique le développement actuel de notre équipe "Ultra High Net Worth". Au cours des deux dernières années, le pourcentage de dossiers "Ultra High Net Worth" (représentant un investissement supérieur à 10 millions d’euros) sur le nombre total de nouvelles primes de Lombard n’a cessé d’augmenter pour atteindre en 2008 près de 50%. Par ailleurs, il est essentiel pour nous de développer et de resserrer les liens avec nos partenaires. Nous avons d’ores et déjà établi une stratégie de distribution sur trois fronts, visant les banques privées, les gestionnaires de fortune indépendants, les conseillers financiers indépendants et les cabinets juridiques. Nous avons beaucoup développé nos activités avec des banques privées et entretenons des relations avec bon nombre de banques dépositaires dans le monde entier. Naturellement, notre objectif est d’étendre encore ce réseau, tout en restant très sélectifs. Quelle incidence la crise financière au Luxembourg a-t-elle eu sur Lombard? Nous avons été plutôt épargnés Il est intéressant de noter qu’alors que les marchés financiers mondiaux chutaient de 30 à 40% en 2008, nos actifs sous gestion n’ont diminué que de 6%. Le niveau de nouvelles primes a par ailleurs été supérieur en 2008 à celui de 2007 et l’année 2009 s’annonce très prometteuse. Pour les mois à venir, nous avons néanmoins adopté une approche prudente dans la gestion de nos coûts. La crise financière a-t-elle remis en question la stabilité financière des assureurs et quel a été son impact au Luxembourg? Malgré la crise financière et le renflouement d’AIG par le gouvernement américain en particulier, je pense que les clients peuvent être rassurés par les dispositifs de sécurité mis en place au niveau national. Le régime de protection des souscripteurs contrôlé par l'État du Luxembourg est en effet le plus strict d’Europe. Nous avons eu récemment un excellent exemple, après l’effondrement du système bancaire islandais en octobre 2008, de la façon dont ce dispositif garantit la sécurité des clients. Plusieurs compagnies d’assurance luxembourgeoises, dont Lombard, ont gardé les actifs des assurés en dépôt auprès de certaines banques concernées du Grand-Duché. Bien que le Tribunal de Grande Instance de Luxembourg ait déclaré la suspension des paiements et nommé un administrateur pour contrôler la gestion des actifs des clients, dans le cadre de la loi luxembourgeoise de protection des souscripteurs, ces actifs ont pu être transférés vers une autre banque dépositaire et les titres sous-jacents à ces fonds sont restés entièrement protégés. Les priorités des compagnies d’assurance en termes de risque ont-elles évolué? Je pense que les clients ont inévitablement pris davantage conscience des facteurs de risque à la suite des événements de l’an dernier. Du point de vue de Lombard, aider les clients "High Net Worth" et "Ultra High Net Worth" à gérer les risques non liés aux investissements a toujours été une priorité. Nous maintiendrons cet objectif puisque les initiatives des gouvernements destinées à combattre l’impact de la crise bancaire et de la récession mondiale visent à augmenter l’impôt sur les grandes fortunes. Le risque d’investissement reste la prérogative de nos clients et de leurs gestionnaires de patrimoine, mais n’est pas un élément dont nous sommes responsables. La situation économique actuelle vous contraint-elle à proposer des solutions plus ciblées? Compte tenu de notre clientèle, nos solutions de préservation de patrimoine et de planification successorale doivent toujours se concentrer sur les besoins individuels. Nous avons conscience de la volonté des gouvernements d’augmenter la fiscalité sur les grandes fortunes et d’orienter leur politique vers un échange d’informations accru. Mais ces dispositions exercent davantage de pression sur les entreprises basées dans des paradis fiscaux offshore que sur nous. Opérer depuis le Luxembourg nous permet de nous focaliser sur des solutions spécifiques à chaque pays, respectueuses de la législation fiscale et des règles juridiques locales et adaptées aux besoins de chaque client. Le Parlement européen a approuvé la directive Solvabilité II. Quelles sont les conséquences de cette directive sur votre activité et vos souscripteurs? La directive Solvabilité II a pour objectif de créer un cadre prudent, plus adapté aux risques auxquels sont confrontées les compagnies d’assurance, et de garantir les montants adéquats de capitaux détenus. Dans la mesure où l’activité de Lombard est exclusivement liée à des fonds d’investissement, nous n’avons pas un profil de risque particulièrement élevé et pourrons ainsi bénéficier des nouvelles règles lorsque celles-ci entreront en vigueur en 2012. Êtes-vous optimiste pour la suite des événements? Absolument! Malgré les perspectives d'aggravation de la crise financière et de la récession économique, nous sommes certains de poursuivre notre croissance cette année encore en raison de la force de notre modèle économique, de notre culture d’entreprise et de notre détermination à proposer des solutions efficaces ainsi qu’un service d’exception à nos partenaires et à leurs clients. |
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